Technos et Innovations

Sagemcom cherche à sauver sa filiale de maintenance

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Après l'échec d'un précédent accord avec CTDI, le groupe souhaite vendre une partie de sa filiale en difficulté TR2S à Cordon Electronics, groupe français spécialisé dans la réparation de produits de communication. Ce qui n'empêchera pas les licenciements.

Sagemcom cherche à sauver sa filiale de maintenance © DR

Un an et puis s'en va... En janvier 2010, le groupe américain CTDI s'associait à Sagemcom, fabricant français de terminaux communicants, afin de créer Nethouse Services, un joint venture dans les services clients implanté à Dinan et Tourcoing. Douze mois plus tard, CTDI, qui détenait 49% du capital, a lâché l'affaire, et revendu ses parts à l'ex-filiale de Safran (1,4 milliard d’euros de chiffre d'affaires). Laquelle s'est empressée de rebaptiser Nethouse Services en TR2S, ce qui signifie « Test&Repair Services&Solutions »).
 
Perte du principal client
 
« Une baisse brutale et importante d'activité » est à l'origine du départ de CTDI. S'y ajoute, selon Sagemcom, des incertitudes sur l'avenir même de l'activité : TR2S va perdre, en juin prochain, « un très important contrat représentant 55% de son activité ». Un marché pour la maintenance de plusieurs équipements de France Télécom, comme la Livebox, qui lui aurait été soufflé par Anovo selon Ouest France.
 
Nouvelle restructuration
 
Mais tout n'est pas fini pour autant. Sagemcom (1,4 milliard d’euros de chiffre d'affaires) vient en effet d'annoncer dans un communiqué son intention de se rapprocher de Cordon Electronics, un autre partenaire spécialisé dans la réparation de produits de communication, pour relancer l'activité. Le projet de rapprochement est en cours de négociations avec les instances représentatives du personnel. Il prévoit de vendre en avril 49% du capital de TR2S à Cordon Electronics, dont le siège social est à Dinan, avant de lui céder la totalité du capital en juillet 2012.
 
S'il se concrétise, cet accord devrait préserver une partie des activités de TR2S à Dinan et Tourcoing. Une partie, seulement. Car Sagemcom indique aussi qu'il est « nécessaire d’envisager dès à présent un projet de restructuration qui concernerait uniquement les fonctions ''support'' et qui entraînerait la suppression d’au maximum 60 emplois, sur les 377 actuellement répartis entre Dinan et Tourcoing ». Et ce, en faisant en sorte de « limiter les départs contraints et de favoriser les reclassements internes et externes des salariés concernés ».

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