Sagem propose à son tour un drone MALE

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Sagem propose à son tour un drone MALE

MALE (longue endurance) d'une tonne, le Patroller est désormais prêt à être produit en série. "La version S, destinée à la sécurité territoriale, peut être livrée dans un délai de 15 à 18 mois", précise Pierre Jorant, directeur des programmes de drones de Sagem DS. Quant à la version dédiée à la surveillance d’un théâtre de combat, équipée d’un radôme de communication par satellite, elle est théoriquement livrable en 18-21 mois.

Encore faudrait-il que Sagem DS ait un client. Car ce programme lancé il y a quatre ans, et totalement autofinancé, suscite certes l’intérêt de la DGA, mais pas encore de commande ferme. Sagem DS met en avant la robustesse de la plate-forme, conçue par l’allemand Stemme, et la simplicité du Patroller. Un système avec 3 avions coûterait entre 20 et 30 millions d’euros selon Sagem DS, contre un peu plus de 40 millions pour l’Harfang d’EADS, actuellement déployé en Afghanistan. Toutefois, ces chiffres dépendent étroitement de la quantité produite et d’éventuels effets d’échelle. "Nous offrons l’avantage de maîtriser l’ensemble du cœur du drone, c’est-à-dire l’optronique, la navigation, les transmissions, le traitement des images, etc... ", explique Jean-François Courtris, patron de la division Optronique & Défense de Sagem DS.

Cette proposition non sollicitée faite à la DGA ne va pas éclaircir le paysage des drones en France. Le Patroller fait face à un projet de drone MALE porté par Dassault et Thales, au Watchkeeper de Thales, enfin, à l’Harfang d’EADS. Mais le ministère de la Défense s’est révélé incapable de faire un choix entre les différentes options qu’il a sur la table. Pire, il envisage d’acheter le Predator américain sur étagère pour combler son déficit capacitaire.

Guillaume Lecompte-Boinet

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