Quotidien des Usines

Saft récupère l’usine de batteries Lithium-ion de Nersac

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

L’unité de production de batteries Lithium-ion pour véhicules électriques installée par l’ex-coentreprise Johnson Controls-Saft devient propriété à 100 % du français.

Saft récupère l’usine de batteries Lithium-ion de Nersac
Batteries Lithium-ion (Li-ion)
© Saft

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Le fabricant de batteries Saft a annoncé lundi 7 janvier avoir racheté au 1er janvier 2013 à son ex-partenaire Johnson Controls l’unité de production de batteries Lithium-ion (Li-ion) de Nersac, près d’Angoulême, en Charente. Ce rachat était prévu par l’accord de divorce entre Saft et Johnson Controls, conclu en septembre 2011, qui voyait Saft revendre au géant américain sa participation dans leur coentreprise Johnson Controls-Saft Advanced Power Solutions (JCS) pour un montant de 145 millions de dollars.Créée en janvier 2006, l’alliance visait la fabrication de batteries Li-ion pour véhicules électriques avant que Johnson Controls dépose en mai 2011 une requête en dissolution auprès de la cour de justice du Delaware. L’américain veut étendre le champ d’activités de JCS au stockage d’énergie stationnaire, ce que refuse Saft, décidé à continuer en solo sur ce marché plus proche de ses activités traditionnelles. Une négociation serrée aboutit au divorce en septembre 2011.

Saft hérite aujourd’hui de l’unité française de production de batteries Lithium-ion pour véhicules électriques mise en place aux premiers temps de l’alliance pour un montant de 16 millions d’euros et qui a fourni, depuis 2009, les premiers contrats de JCS, avec BMW, l’américain Azure Dynamics, Ford… Selon Saft, 90 personnes travaillent aujourd’hui dans cette unité. Sa capacité de production est de 60 mégawattheures par an et peut être doublée "avec un investissement complémentaire limité", affirme le français.

Sur le même site de Nersac, en revanche, Saft cherche toujours un repreneur pour son activité SNB (batteries au nickel pour éclairage de sécurité, 350 salariés), que le groupe ne juge plus stratégique.

Manuel Moragues
 

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