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L'Usine Aéro

Safran voudrait vendre aux géants du numérique ses technologies de biométrie

Olivier James , , ,

Publié le

Le groupe Safran tente de se rapprocher des géants numériques afin de leur vendre ses technologies de contrôle biométrique. Ce qui oblige le groupe à revoir ses stratégies commerciales.


Crédits Morpho - Embarquement aérien

Safran voudrait se voir ouvrir les portes du monde numérique. "Je pense que le monde physique est bien sécurisé mais que le monde numérique ne l’est pas du tout, explique Philippe Petitcolin, le directeur général du groupe présent dans l’aéronautique, la défense et la sécurité. Nous souhaitons nous rapprocher des Gafa et d’entreprises comme Microsoft et Samsung". Des propos tenus au détour d’un déplacement au Mexique, organisé à la mi-février pour l’inauguration d’une nouvelle usine.

Safran, via sa filiale Morpho, a largement investi le secteur de la sécurité. Gestion du système d’empreintes digitales du FBI, fourniture des cartes d’identité et des passeports au Chili, création d’un numéro d’identité unique en Inde… Si Safran fait beaucoup parlé de lui pour les moteurs produits par sa filiale Snecma, Morpho ne vole pas moins de succès en succès. En 2014, cette filiale a généré un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, contre 15,4 milliards d’euros pour l’ensemble du groupe. Elle emploie environ 8600 salariés dans 55 pays (sur 69000 personnes au niveau de Safran).

Une nouvelle approche marketing

Raison pour laquelle le patron de Safran se verrait bien investir davantage le monde numérique. "Nous menons des discussions avec les Gafa, c’est d’ailleurs pour cela que nous nous apprêtons à ouvrir des bureaux dans la Silicon Valley, assure Philippe Petitcolin. Il y a un très grand nombre de transactions financières et de transferts de données qui ne sont pas sécurisés". Demain, nos iris et nos empreintes digitales pourraient servir à sécuriser les échanges dans le monde numérique.

Mais pour Safran, dont la filiale Morpho est plus habituée à nouer des relations avec des Etats et des institutions, cette incursion dans le digital nécessite de revoir l’approche commerciale. "C’est un changement complet de type de clients en termes marketing, appuie le patron de Safran. Ce ne sont pas des gens avec lesquels nous avons l’habitude de travailler". Et le patron de rappeler les temps de cycles très courts dans ce secteur et les valorisations boursières astronomiques de certaines pépites.

"Si nous devions vraiment aller sur ce marché, cela impliquerait des acquisitions", affirme Philippe Petitcolin. Un conditionnel qui s'explique par les réflexions globales menées depuis l'arrivée de Philippe Petitcolin en 2015 sur le devenir de l'ensemble des activités du groupe, notamment celles liées à la sécurité. Safran a investi depuis l’intégration de Morpho dans Safran en 2005 environ 2 milliards d’euros dans cette filiale. Le groupe devrait tirer au clair l'avenir de Morpho le 14 mars prochain, à l’occasion d’une journée dédiée aux actionnaires et aux investisseurs.

Olivier James

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