L'Usine Aéro

Safran veut s'imposer en leader mondial de l’avion électrique

Olivier James , , ,

Publié le , mis à jour le 07/01/2014 À 14H30

Impliqué depuis une dizaine d’années dans les systèmes électriques aéronautiques, Safran passe un cap en regroupant ces activités dans une filiale dédiée, dénommée Labinal Power Systems.

Safran veut s'imposer en leader mondial de l’avion électrique © Safran - LPS

A l’échelle du groupe, c’est une avancée décisive. Et une preuve que l’avion dit "plus électrique", moins consommateur de kérosène, poursuit petit à petit son développement industriel. L’équipementier aéronautique Safran regroupe en ce début d’année ses activités électriques au sein d’une seule et unique filiale : Labinal Power Systems (LPS). "Le groupe souhaite jouer un rôle de leader mondial en la matière, affirme, Alain Sauret, PDG de la nouvelle filiale. Et il nous semble que le timing est le bon".

Cette annonce intervient en effet un an après le rachat, pour 310 millions d'euros, des activités électriques de l'équipementier américain Goodrich. Dans le détail, LPS regroupe également Labinal (systèmes d’interconnexions électriques), Safran Power (spécialiste de l’énergie électrique à bord), Aerosource (spécialiste de la maintenance et la réparation d’équipements électriques), Safran Engineering Services (spécialiste des services d’ingénierie) et Technofan (équipements de ventilation et moteurs électriques).

Vers l’avion "tout électrique" ? 

Avec un chiffre d’affaires estimé à 1,4 milliard d’euros, LPS représente donc environ 10% du chiffre d’affaires total du groupe. "Notre objectif est de le doubler dans les dix ans", ambitionne Alain Sauret. Mais la filiale pèse quant à elle bien plus lourd en terme d’effectifs : près de 20%, LPS regroupant 12 000 salariés. "Le tiers des effectifs est présent en France, précise Alain Sauret. Mais nous sommes aussi présents en Amérique du Nord et du Sud, au Maroc, en Inde et en Chine". En tout, la filiale peut s’enorgueillir de 45 établissements répartis dans le monde.

A l’image du projet "Electric Green Taxiing System" mené avec Honeywell, qui vise à munir le train d’atterrissage principal d’un moteur électrique, LPS va développer des solutions qui permettront d’augmenter la part faite à l’électrique dans les avions afin de limiter la consommation des réacteurs. Ventilation, pressurisation, freins, systèmes antigivrage, cuisine, divertissement... Autant de postes très consommateurs d’énergie.

Quant à l’avion tout électrique, il n’est pas pour demain. "Je ne crois pas à la rupture mais plutôt aux évolutions progressives", estime Alain Sauret. Le dirigeant de LPS compte bien accompagner les modernisations à venir de tous les grands programmes actuels, comme l’A350, l’A320neo, le B787 et le B737. "Mais il n’y a pas que les avions commerciaux qui nous intéressent, affirme Alain Sauret. Les turbopropulseurs, les hélicoptères et les avions d’affaires nous intéressent aussi !" Difficile à chiffrer, le marché potentiel des systèmes électriques pour l’aéronautique n’en reste pas mois alléchant...

Olivier James

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte