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L'Usine Aéro

Safran serait prêt à discuter d'une augmentation de la production avec Airbus

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Publié le , mis à jour le 12/10/2018 À 08H43

Les voyages aériens sont en croissance, Airbus et Boeing envisagent d'augmenter leur production mais qu'en est-il des équipementiers ? Le 11 octobre, le directeur général de Safran s'est dit prêt à discuter avec le constructeur français pour négocier une éventuelle augmentation de la production. Safran et General Electric sont copropriétaires de CFM International, premier motoriste mondial en volumes dans l'aviation. 

Safran serait prêt à discuter d'une augmentation de la production avec Airbus
Safran est copropriétaire avec General Electric du groupe CFM International, premier motoriste mondial en volumes pour l'aviation.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

Le motoriste CFM International serait prêt à engager des négociations avec Airbus au premier trimestre 2019 sur d'éventuelles augmentations de la production d'avions monocouloirs, a déclaré le jeudi 11 octobre Philippe Petitcolin, directeur général de l'équipementier Safran.

Airbus et Boeing envisagent d'accroître à nouveau leur production pour répondre à la croissance toujours soutenue des voyages aériens mais font déjà face à des problèmes de livraisons aux cadences actuelles de leurs usines en raison de retards de fournitures de pièces détachées et de moteurs de la part de leurs sous-traitants, qui peinent à suivre le rythme.

"Le premier trimestre 2019 sera un bon moment pour avoir une vision correcte de la solidité de la chaîne d'approvisionnement", a dit Philippe Petitcolin à des journalistes, à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle usine d'assemblage de Safran à Hambourg, en Allemagne.

Safran est copropriétaire avec General Electric du groupe CFM International, premier motoriste mondial pour l'aviation en termes de volumes, qui fournit les moteurs CFM56 et LEAP.

CFM peut résoudre ses problèmes de retards selon le directeur général de Safran

Entre 60% et 65% de la valeur d'un moteur d'avion provient d'éléments fabriqués par des sous-traitants, comme des pièces forgées dont la production a connu des goulots d'étranglement au cours de l'année écoulée.

Philippe Petitcolin a déclaré que CFM n'était pas aux prises avec un goulot d'étranglement ou des problèmes avec ses propres fournisseurs, même si quelques difficultés liées à l'accélération des cadences de production du nouveau moteur LEAP continuaient à entraîner des retards.

CFM livre ses moteurs avec un mois de retard en moyenne, le délai est de cinq semaines pour Airbus et d'un peu moins pour Boeing, le plus gros des deux clients. Le motoriste pense toujours qu'il peut résoudre ces problèmes d'ici la fin de l'année 2018, a déclaré Philippe Petitcolin.

1100 moteurs LEAP prévus en 2018 par CFM

CFM n'a pas modifié ses prévisions de production de 1100 de ses nouveaux moteurs LEAP en 2018 et de 1800 en 2019.

Pratt & Whitney, filiale d'United Technologies en concurrence avec CFM pour fournir les moteurs de la famille A320 d'Airbus, est confronté à des retards plus importants pour son dernier modèle de moteur.

Airbus, selon des sources industrielles, prévoit d'augmenter la production de la famille A320 pour la porter à 60 exemplaires par mois à partir de 2019 mais étudie aussi la possibilité de passer à 63 par mois pour grimper jusqu'à 73 par mois.

CFM produit une trentaine de ses nouveaux moteurs LEAP par semaine et pense passer à 35 par semaine d'ici la fin de l'année 2018.

Avec Reuters (Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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