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Safran ne convainc toujours pas

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L'année 2006 a été « l'annus horribilis » de Safran. « Cap sur 2007 », a lancé en substance Jean-Paul Béchat, président du directoire de Safran, ce matin lors de la présentation des résultats 2006 du groupe issu de la fusion en 2005 entre Snecma et Sagem.
Le patron de Safran, qui doit toujours quitter ses fonctions en septembre 2007, annonce une croissance de 5% des ventes totales, et une marge opérationnelle d'au moins 5% en 2007. Mieux que l?an dernier où la marge a reculé à 4%. Le fabricant de moteurs, de trains d'atterrissage et de téléphones portables a accusé une chute de 60% de son résultat net part du groupe en 2006, à 177 millions d'euros, et un recul de 33,5% du résultat opérationnel, à 465 millions. L'activité globale n'est pas en cause avec des ventes en hausse de 7,1% à 11,33 milliards d'euros. En revanche, deux branches sont en difficulté, « Communications » et « Défense Sécurité ». Du coup, Safran a passé de lourdes provisions. L'activité téléphonie mobile notamment, qui n'est officiellement plus à vendre, a généré une perte de 181 millions d'euros en 2006. Défense Sécurité est en déficit de 101 millions en raison de pertes sur des contrats de défense et des charges de restructuration. « Aujourd'hui, la situation est assainie dans cette branche et nous repartons sur de nouvelles bases pour 2007 », affirme le patron de Safran.
Pour couronner le tout, le groupe a du corriger les comptes 2005 et 2006 à la suite « d'écritures comptables inexpliquées » révélées en décembre 2006 au sein de Sagem Défense Sécurité. Cette découverte a entraîné une « investigation de fraude » réclamée par le comité d'audit du conseil de surveillance de Safran. Questionné sur ce sujet, Jean-Paul Béchat est resté très flou sur ce qui s'est exactement passé, ajoutant au sentiment général de doute.
Car, pour les marchés, la cause est entendue : la fusion entre Snecma et Sagem est un échec, et l'action a encore dévissé après la publication des résultats. Beaucoup de questions restent en suspend : celle du sort de l'activité mobiles, à laquelle Jean-Paul Béchat donne le sentiment de s'accrocher. « Nous n'avons jamais dit qu'elle était à vendre », a-t-il martelé. La branche Défense Sécurité est-elle vraiment assainie ? Difficile à dire puisque Jean-Paul Béchat se refuse à donner des détails précis sur les contrats de défense qui ont fait l'objet de pertes, évoquant seulement des « tensions » sur le calendrier de l'Airbus A400M. Safran fournit de nombreux équipements (système d'atterrissage, câblage, navigation) au futur avion de transport militaire, et fait partie de l'équipe de développement de son moteur, le TP 400, aux côtés de Rolls Royce et de l'allemand MTU.
Le paradoxe, c'est que les deux activités phares du groupe, les moteurs et les équipements aéronautiques (68% de ventes totales), se portent comme un charme. Elles croulent sous les commandes (plus de 2100 dans les moteurs d'avions, record historique), et leurs bons résultats sauvent le groupe. Apparemment, cette bonne tendance devrait perdurer en 2007. Sur le seul mois de janvier, la branche Propulsion a enregistré 578 commandes de CFM56, le réacteur qui équipe les BOEing 737 et de nombreux Airbus de la famille A320 !

GLB

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