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Safran et Dassault divorcent à l’amiable

Olivier James , , ,

Publié le

Analyse Alors que Dassault avait décidé de rompre sa collaboration avec Safran pour motoriser le Falcon 5X, les deux industriels ont trouvé un accord à l’amiable. Chacun va chercher à rebondir.

Safran et Dassault divorcent à l’amiable
Après l'arrêt du Falcon 5X en raison des difficultés de développement du moteur Silvercrest de Safran, Dassault a lancé le Falcon 6X en février dernier.
© Top Cover of Virginia

Les séparations se déroulent rarement dans l’allégresse. Mais celle-ci aura eu le mérite de s’effectuer sans trop de fracas, tout du moins en apparence. Dassault et Safran ont annoncé jeudi 6 septembre être tombés d’accord pour régler leur différend autour du moteur Silvercrest : les difficultés à répétition rencontrées par le motoriste dans son développement ont poussé l’avionneur à abandonner en décembre 2017 le Falcon 5X, lancé en 2013.

En plus des "contributions" déjà versées par Safran, dont le montant n’a pas été communiqué, le groupe va verser une indemnité de 280 millions de dollars à Dassault étalée sur trois ans à compter de cette année. Les deux industriels bouclent avec cet accord à l’amiable un épisode embarrassant de leur relation. Mais ne mettent pour autant pas un terme à une idylle industrielle historique. Loin s’en faut.

Si Safran manque l’occasion de motoriser pour la première fois un avion civil de Dassault, il demeure l’unique fournisseur de l’avionneur en matière militaire, depuis le Mystère – via ce qui s’appelait alors Snecma – jusqu’au Rafale actuel. Avec ses autres filiales, Safran fournit également nombre d’équipements pour la famille d’avions d’affaires Falcon. Il se trouve même embarqué au sein du successeur du Falcon 5X, le Falcon 6X lancé en février dernier, au travers de plusieurs produits de Zodiac, appartenant désormais à Safran. Le Silvercrest est donc loin de mettre un terme à la relation industrielle liant Dassault et Safran depuis des décennies. Reste que la blessure est encore vive. L’accord trouvé, chacun va devoir rebondir.

Avec un minimum de 15 annulations de commandes pour le Falcon 5X, Dassault doit regagner la confiance de ses clients, s’efforcer de les transformer en commandes pour le Falcon 6X dont l’entrée en service est prévue pour 2022, tout en affrontant un marché de l’aviation d’affaires à l’atonie persistante. Pour Safran, le défi consiste à finaliser le développement du Silvercrest et à assurer son avenir commercial, alors que Cessna – pour son Citation Hemisphere – reste à ce jour l’unique client officiellement intéressé. Si le motoriste jouit d’un rôle de leader incontesté dans les moteurs dédiés aux monocouloirs avec son partenaire américain General Electric via leur société commune CFM International, il joue sa crédibilité dans sa capacité à investir le segment de l’aviation d’affaires où il était jusque-là absent.

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