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Sacs plastiques compostables, le grand malentendu

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

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Entre recycleurs et fabricants de sacs plastiques compostables dûment labellisés, le débat fait rage. Facilitateurs de collecte ou perturbateurs de la méthanisation et du compostage? Tout dépend du procédé et du modèle d'affaires.

Sacs plastiques compostables, le grand malentendu
Il ne faut pas confondre compostage et méthanisation, comme le démontre le bras-de-fer sur les sacs compostables.
© Engie

D’un côté, on a des recycleurs qui se plaignent que les sacs biosourcés et compostables perturbent leurs procédés, tant sur les installations de recyclage que sur celles de valorisation. De l’autre, les fabricants de ces sacs compostables (de fruits et légumes), qui affichent labels et respect des normes. Une fois encore, lors de la journée organisée par Adebiotech sur les bioplastiques organisée le 5 février à Romainville (Seine-Saint-Denis), le match sur les bioplastiques (biosourcés et compostables) n’a déçu personne.

Des sacs aux vertus démontrées...

Du côté des producteurs, le club des bioplastiques et son principal organisme certificateur, TÜV Austria, qui ont passé une bonne partie de la journée à expliciter les normes régissant leurs produits et les résultats des contrôles effectués. Au bout de 25 ans de R&D, le résultat est convaincant. Ce, malgré l’épisode malheureux des plastiques oxofragmentables, qui au lieu d’être bioassimilés répandaient des microplastiques irrécupérables dans la nature. Même l'Ademe a reconnu, sur certains critères, que les sacs en plastique compostables étaient préférables aux sacs papier. A Genève, la collectivité n'imagine pas collecter les biodéchets autrement que dans ces sacs.

... qui perturbent pourtant l'aval de la chaîne

Dans le rôle du recycleur courroucé, Suez a expliqué les déboires qu’il rencontre avec ces sacs dans ses unités de méthanisation des biodéchets et autres déchets organiques, comme les boues d'épuration. Au bout de 21 jours, ils ne sont pas vraiment dégradés, encore moins assimilés. Très extensibles, ils "bloquent les vis sans fin destinées à les éventrer", témoigne Laure Constans, ingénieure au Centre international de recherche sur l'eau et l'environnement (Cirsee), centre de recherche et d’expertise de Suez. Pire, "ils inhibent l’activité microbienne", réduisant ainsi la production de biogaz (méthane) destiné à être injecté dans les réseaux en substitution du gaz naturel fossile. Enfin, leur persistance dans le compost coproduit par l’unité de méthanisation mésophile en voie liquide oblige à cribler le digestat obtenu pour revenir dans les normes acceptables pour épandage.

Match nul et prolongations

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