Sacs plastiques biodégradables : BASF vante les atouts d'ecovio

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Sacs plastiques biodégradables : BASF vante les atouts d'ecovio

Le jeudi 23 juin, le groupe BASF a réuni quelques journalistes chez Causses, boutique d’alimentation générale installée à Paris dans le 3e arrondissement et inspirée par les valeurs du slow food (bon, propre et juste).

L’objectif était de rappeler qu’au 1er juillet 2016 les sacs de caisse en plastique d’épaisseur inférieure à 50 microns ne seraient plus distribués. Au 1er janvier 2017, l’interdiction se généralisera aux sacs de rayons fruits et légumes, viande et poisson (< 50 microns), avec cependant la possibilité d’utiliser des sacs biodégradables et biosourcés. En 2020, ce sera au tour de la vaisselle jetable.

Les performances d'ecovio

Ceci a permis à BASF de rappeler que les produits confectionnés à base d’ecovio sont des solutions sur mesure qui anticipent les dispositions de la loi. Ecovio est une matière plastique obtenue par un mélange de PLA (polymère à 100% biosourcé et biodégradable, acheté aux Etats-Unis) et d’ecoflex (produit pas BASF). Ecoflex est un copolyester aliphatique-aromatique basé sur trois monomères : le 1,4-butanediol, l’acide adipique et l’acide téréphtalique. Pourtant d’origine fossile, il a cette particularité d’être à 100% biodégradable. Du coup, pour revenir à l’ecovio, c’est une matière plastique qui est aussi biodégradable à 100%. En fonction de sa teneur en PLA, il peut être à 30% biosourcé pour des applications dans les films souples ou jusqu’à 80% biosourcé pour des applications plus rigides (par exemple des capsules de café compatibles avec les machines Nespresso).

Cependant la volonté de BASF est d’accroître la part de biosourcé dans ecovio pour arriver dans quelques années jusqu’à 100%. Dans une certaine mesure, la réglementation l’y obligera. La part de biosourcé dans les sacs devra augmenter progressivement pour atteindre au minimum 30% en janvier 2017, 40% en janvier 2018, 50% en janvier 2020 et 60% en janvier 2025.

Accroître la part de biosourcé

Pour se faire, BASF travaille sur deux axes, le pourcentage de PLA, mais aussi la part de biosourcé dans ecoflex. On sait par exemple que depuis 2013, BASF a fait l’acquisition, auprès de la société américaine Genomatica, d’une licence lui permettant de produire un de ses composants, le 1,4-butanediol (BDO) par fermentation de sucre. BASF a d’ores et déjà produit des volumes commerciaux de BDO renouvelable. Et le contrat de licence l’autorise à investir dans des unités de BDO de taille mondiale jusqu’à 75000 t/an en Amérique du Nord et en Asie du Sud.

Les sacs biosourcés ecovio, aujourd’hui à 34% biosourcés, sont aussi résistants que les sacs plastique traditionnels pour transporter les fruits et légumes lors de l’achat. Non transpirants, ils prolongent ensuite leur conservation. Ils ont aussi l’avantage d’être réutilisables chez soi pour le conditionnement de biodéchets qui pourront ensuite être valorisés sous forme de compost, sac compris, grâce à la biodégradabilité de l’ensemble.

Des partenariats en aval

BASF PI 267 ECOVIO

Avant même l’entrée en vigueur de la loi, BASF s’est associé à Compost+, le réseau national d’échanges entre élus et techniciens des collectivités engagées dans la collecte séparée des biodéchets, pour mener une grande campagne de sensibilisation. Une campagne qui a porté ses fruits : 1,7 millions de sacs distribués dans plus de 60 commerces et grandes surfaces. Une étude a été menée par l’institut BVA lors de la campagne de sensibilisation au tri des biodéchets du Syndicat Centre Hérault en 2015. Elle a révélé que 93% des utilisateurs sont satisfaits avec les sacs en ecovio et 56% des consommateurs qui ne triaient pas leurs biodéchets se sont convertis au tri.

Le compostage plébiscité

« Aujourd’hui, 18 milliards de sacs plastique à usage unique en matière fossile sont encore utilisés en France dont 12 milliards de sacs fruits et légumes. La généralisation du compostage et du plastique biodégradable constitue donc un réel enjeu environnemental » estime le groupe BASF. Les sacs à usage unique biodégradables émettent 40% à 50% moins de CO2 que leur équivalent fossile. Et composter ses déchets de cuisine, c’est contribuer à réduire la production de gaz à effet de serre. Lorsque ces déchets sont incinérés ou évacués en décharge, du méthane est produit, un gaz à effet de serre au moins 20 fois plus important que le dioxyde de carbone. « Trier les déchets, les collecter, en faire du compost dans une plate-forme industrielle ou chez soi, réutiliser le compost dans les champs, cultiver du maïs, en extraire de l’amidon, produire les sacs ecovio, les distribuer... nécessitent l’implication de nombreux partenaires aux compétences complémentaires. Avec ecovio, BASF est un des maillons qui permet la réalisation de l’économie circulaire » conclut le groupe BASF dans son communiqué.

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