S'il sort d'Alstom, Bouygues consacrera l'argent à ses 3 métiers

PARIS (Reuters) - Bouygues, s'il venait à sortir du capital d'Alstom, utiliserait cette ressource en priorité pour développer ses trois métiers actuels, a déclaré jeudi le directeur financier du groupe de BTP, de médias et de télécoms.
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S'il sort d'Alstom, Bouygues consacrera l'argent à ses 3 métiers
Bouygues, s'il venait à sortir du capital d'Alstom, utiliserait cette ressource en priorité pour développer ses trois métiers actuels, a déclaré jeudi le directeur financier du groupe de BTP, de médias et de télécoms. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

"Si nous étions vendeurs, je dis bien 'si', nous utiliserions en priorité les ressources pour soutenir nos trois secteurs d'activité", a répondu Philippe Marien à une question sur l'éventualité d'une vente par Bouygues de ses 28,2% dans Alstom après l'annonce d'un accord de fusion entre le groupe français et le pôle ferroviaire de l'allemand Siemens.

Bouygues détient 62,1 millions de titres Alstom, ce qui représente plus de 2,2 milliards d'euros au cours actuel du spécialiste français du rail.

Dans le cadre de l'accord, le groupe de Martin Bouygues s'est engagé à conserver tous ses titres jusqu'à la prochaine assemblée générale d'Alstom, qui doit se prononcer sur le projet, et au plus tard jusqu'au 31 juillet. Philippe Marien a souligné qu'aucune décision n'avait encore été prise pour la suite.

"C'est la première fois depuis longtemps que nos trois secteurs sont porteurs en même temps. Nous n'avons pas besoin d'ajouter une quatrième ou une cinquième branche", a-t-il expliqué à des journalistes au cours d'un déjeuner de presse.

Philippe Marien faisait référence au contexte favorable à la fois pour le BTP, avec les besoins croissants en urbanisation et en infrastructures de transport ou d'énergie à travers le monde, pour les télécoms, avec le boom de la data dans la téléphonie mobile, et pour les médias, avec la demande en nouveaux contenus.

Le projet de mariage d'Alstom avec Siemens Mobility, qui se traduit par une prise de contrôle du groupe français par son concurrent allemand, est politiquement très sensible et fait grincer des dents en France.

Philippe Marien a dit ne pas comprendre le débat sur la perte d'influence de la France dans le futur ensemble Siemens Alstom.

"On crée un champion capable de concurrencer la terre entière", a-t-il fait valoir.

(Gille Guillaume, Dominique Vidalon, Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain, édité par Dominique Rodriguez)

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