Thierry Bolloré remplace provisoirement Carlos Ghosn à la tête de Renault

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, estime que "Carlos Ghosn n’est plus en état de diriger le groupe" Renault, suite à sa mise en cause au Japon. En février, la succession du PDG du constructeur automobile français avait été enclenchée avec la nomination de Thierry Bolloré comme directeur général adjoint. Celui-ci va assurer la direction exécutive du groupe "de façon provisoire", a décidé le conseil d'administration le 20 novembre.

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Thierry Bolloré remplace provisoirement Carlos Ghosn à la tête de Renault
Thierry Bolloré a été nommé directeur général délégué par le conseil d'administration de Renault le 20 novembre.

Bruno Le Maire veut "la mise en place immédiate d'une gouvernance intérimaire" au sein du groupe Renault. Invité mardi 20 novembre de France Info, le ministre de l’Economie a réagi à l’arrestation au Japon de Carlos Ghosn, soupçonné d’avoir trompé le fisc japonais durant plusieurs années. La veille, le groupe Nissan a annoncé vouloir demander le départ du responsable automobile de ses fonctions au sein d’une entreprise qu’il a contribué à redresser à l’aube des années 2000.

Des révélations qui ont provoqué une onde de choc. L’action Nissan a perdu 5,5% le 20 novembre, atteignant son niveau le plus bas de l’année, tandis que Mitsbushi Motors, l’autre marque nippone de l’Alliance, a chuté de 6,85%, dans un indice Nikkei en baisse de 1,09% à 21.583,12 points. Le 19 novembre, l’action Renault avait terminé la journée sur une baisse de 8,43% à la bourse de Paris.

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Dans un tel contexte, Bruno Le Maire a indiqué qu’il ne demanderait pas dans l’immédiat le "départ formel du conseil d'administration" du PDG de Renault "pour une raison simple": l’absence de "preuves" en France. Mais pour le ministre de l’Economie, "Carlos Ghosn n’est plus en état de diriger le groupe" automobile français, dont l’Etat français est actionnaire à hauteur de 15% et détient 22% des droits de vote.

Succession enclenchée

Un conseil d’administration de Renault s'est tenu mardi 20 novembre au soir pour discuter d'un remplacement temporaire de Carlos Ghosn. Thierry Bolloré a été nommé "directeur général délégué". "Il exercera à ce titre la direction exécutive du groupe, disposant ainsi des mêmes pouvoirs que M. Ghosn", indique Renault dans un communiqué. Mais Carlos Ghosn est maintenu à son poste. "A ce stade, le Conseil n’est pas en mesure de se prononcer sur les éléments dont disposeraient Nissan et les autorités judiciaires japonaises à l’encontre de M. Ghosn", est-il communiqué.

Bien avant le déclenchement de l'affaire Ghosn, sa succession se préparait depuis plusieurs mois, sous l’impulsion en particulier de l’Etat français. En février dernier, Thierry Bolloré avait ainsi été nommé au poste de directeur général adjoint, une fonction qui avait été abandonnée chez Renault. Avec le départ de Carlos Tavares pour PSA en 2013, le poste de numéro deux avait été scindé en deux : une direction générale à la compétitivité et une autre à la performance. La nomination de Thierry Bolloré a mis fin à ce schéma, et ouvert la voie à un poste aux fonctions élargies… qui permettra donc à l’homme de gérer les opérations au quotidien, comme il le faisait au cours des derniers mois.

Cette scission avait permis à Carlos Ghosn d’être moins "engagé sur Renault", comme il l’indiquait en février, au profit de l’Alliance et du redressement de Mitsubishi, dernier constructeur à avoir rejoint cette structure originale… dont Carlos Ghosn est, pour le coup, le principal architecte à l’heure actuelle.

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