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Quotidien des Usines

"S’il le voulait, le gouvernement pourrait faire plier PSA"

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Entretien Nicolas Sarkozy a annoncé la tenue d’une réunion tripartite avec PSA et les syndicats la semaine prochaine, "un demi-succès" pour Jean-Pierre Mercier, le représentant CGT d’Aulnay-sous-Bois.

S’il le voulait, le gouvernement pourrait faire plier PSA © D.R.

Plusieurs centaines de salariés du site de PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) s’étaient données rendez-vous ce matin, jeudi 12 avril, devant le QG de campagne du président de la République, dans le 15ème arrondissement de Paris. Un seul mot d’ordre : demander à Nicolas Sarkozy de sauver leur usine. Le site produit actuellement la Citroën C3 mais aucun projet de production n’est annoncé après 2014. Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central adjoint CGT, fait partie de l’intersyndicale qui s’est entretenue avec le président-candidat.

L'Usine Nouvelle - La rencontre avec Nicolas Sarkozy a-t-elle répondu à vos attentes ?
Jean-Pierre Mercier - Nous avons obtenu un demi-succès. Nicolas Sarkozy s’est engagé à organiser la semaine prochaine une réunion tripartite entre les syndicats, l’Etat et PSA. Et cette fois, le gouvernement sera représenté par le ministre de l’Industrie Eric Besson. Lors de la première réunion tripartite du 6 avril, aucun représentant du gouvernement ne s’était déplacé. Mais sur notre seconde revendication, obtenir un accord écrit du constructeur et du gouvernement pour le maintien des emplois sur le site d’Aulnay jusqu’en 2016, Nicolas Sarkozy ne s’est même pas engagé oralement.

Quelle est la valeur de cette réunion tripartite alors qu’Eric Besson ne sera plus ministre dans quelques semaines ?
L’organiser ne coûte pas cher à Nicolas Sarkozy et pour en arriver là, il a fallu mettre 400 salariés en grève et aller devant son QG de campagne. Mais nous ne pouvions pas attendre plus longtemps : le compte à rebours est enclenché pour nous. Nous ne sommes pas dupes : Nicolas Sarkozy était au pied du mur car nous sommes à dix jours de la présidentielle.

Si François Hollande est élu le 6 mai, l’usine d’Aulnay a-t-elle plus de chance d’être sauvée ?
Depuis neuf mois que nous menons nos actions, François Hollande est resté silencieux. Pour nous, ça en dit long. Nous devrons aussi lui forcer la main s’il est élu, comme nous devrons tordre le bras de PSA pour signer un engagement écrit. Et puis, peu importe, si le gouvernement change après les élections, nous avons obtenu une rencontre avec un membre du gouvernement. Ainsi, que Nicolas Sarkozy reste ou que François Hollande soit élu, le nouveau gouvernement ne pourra pas faire moins que le précédent. Nous avons marqué un point.

Le gouvernement a-t-il réellement les moyens de peser sur PSA pour assurer l’avenir de l’usine d’Aulnay-sous-Bois ?
S’il le voulait, il pourrait faire plier PSA. Le gouvernement a des moyens de pression : il pourrait supprimer les aides publiques, les allègements de charges, les crédits d’impôt-recherche… Mais il n’a pas envie d’aller contre la volonté de la famille Peugeot.

Maintenant que vous avez obtenu l’organisation d’une réunion tripartite, allez-vous rester mobilisés ?
Oui, nous allons organiser de nouvelles actions et cette mobilisation devra être efficace. Pour l’instant, elle se déroule à Aulnay mais nous allons devoir nous adresser rapidement à nos collègues de Poissy [l’autre site francilien de PSA, ndlr].

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