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L'Usine Auto

Routes, chauffeurs, responsabilité… Les pistes du Plan véhicule autonome, présenté le 14 mai

Julie Thoin-Bousquié , , ,

Publié le , mis à jour le 11/05/2018 À 16H11

Le gouvernement veut développer les expérimentations impliquant des voitures autonomes en France. Le rapport doit être présenté lundi 14 mai.   

Routes, chauffeurs, responsabilité… Les pistes du Plan véhicule autonome, présenté le 14 mai
Le gouvernement veut faciliter les tests de voitures autonomes, à l'image de ce que fait l'équipementier Valeo en France.
© Valeo

Des véhicules autonomes partout sur nos routes? Le gouvernement doit présenter lundi 14 mai son rapport relatif au développement des voitures autonomes, évoqué il y a quelques mois par le président Emmanuel Macron. Selon un article publié par RMC début avril, l'objectif principal de ce plan sera d’étendre l’expérimentation de ces véhicules, toutes les routes pouvant être potentiellement concernées.

Pour l’heure, les acteurs de l’automobile doivent obtenir des autorisations pour tester leurs démonstrateurs autonomes sur des portions définies de routes, essentiellement de type périphérique et autoroute. Avec son véhicule Symbioz, le groupe Renault a dû obtenir l’autorisation de circuler sur un tronçon déterminé de l’A13 en Normandie. Le démonstrateur autonome de niveau 3 de Valeo, que nous avons testé, a également dû obtenir le droit de circuler sur le périphérique parisien.

Et ce, à condition d’avoir un ingénieur à bord capable de contrôler le fonctionnement de la voiture. Sur ce point à nouveau, la règle pourrait bien évoluer avec le plan du gouvernement français sur les véhicules autonomes, croit savoir RMC. Le texte pourrait en effet autoriser des expérimentations sans conducteur. Le parcours des prototypes devrait toutefois logiquement faire l’objet d’un suivi à distance par les entreprises en charge de ces voitures.

Déjà des tests sans chauffeur aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la Californie a déjà adopté une législation permettant que de tels tests soient réalisés. Ceux-ci peuvent être réalisés depuis le début du mois d’avril. Les médias américains indiquent que seul un acteur a pour l’instant candidaté pour réaliser des expérimentations sans chauffeur à bord. Il faut dire que cette autorisation intervient quelques semaines à peine après le décès d’une piétonne en Arizona, percutée par un prototype de voiture autonome opéré par le géant des VTC Uber, qui a suscité des interrogations sur la fiabilité de ces technologies.

Si l’enquête est en cours, des images diffusées peu après l’accident tendent à montrer que la personne en charge de superviser le véhicule autonome Volvo opéré par Uber ne semblait pas attentive à la route, comme elle était pourtant tenue de l’être. Un long article du New York Times s’interroge par ailleurs sur la stratégie de l’acteur américain. Les véhicules d’Uber connaissaient ainsi des difficultés pour circuler par exemple dans les zones de travaux ou se comporter à proximité de gros véhicules.

Les ingénieurs au volant devaient en conséquent intervenir bien plus fréquemment que les employés des entreprises concurrentes. Mais la pression était "forte dans l’entreprise pour atteindre l’objectif de proposer un service de voiture autonome d’ici la fin de l’année pour impressionner les dirigeants" d’Uber, écrit le New York Times. L’accident mortel impliquant un de ses véhicules a toutefois obligé la plateforme de VTC à stopper ses expérimentations.

Vers un changement de responsabilité?

Certains acteurs, comme Nvidia qui fournissait des composants à Uber, et le constructeur japonais Toyota, ont également arrêté temporairement leurs tests. Mais la majorité des acteurs en lice dans le véhicule autonome ont décidé de poursuivre leurs expérimentations, à l’image de BMW. Le constructeur allemand a toutefois appelé à la prudence peu après l’accident en Arizona, indiquant notamment qu’il "n'y a pas pour le moment de possibilité technique d'utiliser la conduite autonome sans causer d'accident".

Ce commentaire fait surgir au passage une question cruciale, qui devrait être traitée par le plan envisagé par le gouvernement français, selon les informations diffusées par RMC: la responsabilité dans le cadre de ces expérimentations. Selon l'article datant de début avril, ce ne serait pas le conducteur, mais bien le titulaire de l'autorisation – en clair le constructeur automobile et autres entreprises en charge des tests –  qui serait "pécuniairement responsable des amendes" et "pénalement responsable en cas d’accident ayant entraîné un dommage corporel". Un changement radical par rapport aux règles en vigueur dans l’automobile jusqu’à présent, qui reposent sur la responsabilité du conducteur.

 

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