ROULEMENTSLE GROUPE ALLEMAND FAG SORT DE SES ANNÉES NOIRESDeux ans après une restructuration draconienne, le roulementier FAG renoue enfin avec les bénéfices. Et recommence à faire des projets de développement.

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LE GROUPE ALLEMAND FAG SORT DE SES ANNÉES NOIRES

Deux ans après une restructuration draconienne, le roulementier FAG renoue enfin avec les bénéfices. Et recommence à faire des projets de développement.



Exportation et automobile. Comme l'ensemble des roulementiers européens, le groupe allemand FAG a choisi d'appuyer désormais son développement sur ces deux piliers. Et si, en 1994, 72% du chiffre d'affaires a été réalisé hors d'Allemagne, cette part devrait encore continuer à s'accroître dans les prochaines années. Il en sera de même pour les 25% du secteur automobile. A l'image de ses concurrents, le poids lourd allemand des roulements traduit aujourd'hui en axes prioritaires de développement deux des éléments qui lui ont permis de sortir d'une grave crise. La part du chiffre d'affaires réalisée à l'étranger a, en effet, augmenté de 6% par an en moyenne depuis le début de la restructuration, et le secteur automobile environ de 2% par an. Et si ces deux éléments ont contribué à redonner le sourire à la capitale allemande du roulement, Schweinfurt, la sortie du rouge en 1994 est surtout due au départ massif de la moitié du personnel entre la fin 1992 (31000 salariés) et la fin 1993 (15000), et à la vente de 20% des actifs du groupe.

Un nombre de références volontairement limité

Pour la première fois depuis 1991, le résultat net consolidé (51millions de deutsche Mark) est positif, et il devrait, selon le président du directoire de FAG, Peter-Jürgen Kreher, "encore s'améliorer de façon très significative pour 1995". Quant à la croissance du chiffre d'affaires, elle devrait, selon les prévisions, s'établir entre 9 et 10%, pour un chiffre d'affaires en 1994 de 2,7milliards de deutsche Mark. Aujourd'hui, le groupe voit donc son avenir d'un oeil serein. L'embauche d'apprentis a repris depuis quelques mois, et les contrats à durée déterminée recommencent tout doucement à se transformer en contrats à durée indéterminée. Les recherches ont fortement redémarré, presque exclusivement consacrées à l'intégration de fonctions. Le directeur de la communication, Jürgen Hopf, explique: "Ce sera à l'avenir notre manière de nous diversifier que de rechercher toutes les intégrations possibles sur un simple roulement." Quant à la production, elle est en cours de révision totale "pour répondre, ainsi que l'explique le président du directoire, aux besoins du marché et des clients". Le nombre de références est ainsi passé de plus de 300000 en 1992 à une vingtaine de milliers environ. Pour le groupe, la vocation de sous-traitant concevant et produisant des roulements à la demande, selon les exigences de chaque client, est terminée. Une augmentation de capital devrait également avoir lieu pour renforcer les fonds propres, afin, selon Peter-Jürgen Kreher, "de passer d'un ratio fonds propres sur chiffre d'affaires de 15% à un ratio de 30%, beaucoup plus judicieux". Quant à la reprise de la croissance externe, il semble qu'elle ne soit plus très loin. Des contacts sont déjà en cours. Mais, cette fois-ci, il n'y aura pas de diversification hors des roulements. "Nous nous sommes recentrés, explique Jürgen Hopf, sur les roulements qui étaient les plus vendus et sur lesquels il y avait des possibilités d'expansion. Maintenant, nous y restons." Seule exception à cette règle, la société de machines textiles Dürkopp-Adler, qui a résisté à tous les courants de ventes d'actifs. "L'avenir nous a donné raison, confie le président du groupe, puisque ce secteur est florissant et que la société a fait d'excellents résultats en 1994." Emmanuelle RIVOIRE



Les secteurs cédés par FAG

Roulements à aiguilles, vendus à Torrington.

Broches de machines-outils, à Weiss.

Radiométrie, à Thermo Instrument Systems.

Freinage, à Echlin.

IBL (vis à billes), à Thomson Industries Inc.

Informatique, à IBM.

Rollvis, acheté par les salariés.

KGM (billes), acheté par les salariés.

DRM (pièces moulées sous pression), acheté par les salariés.

Métrologie, à Remog.

Accessoires de machines textiles (usine d'Hammel-burg), à Temco.

USINE NOUVELLE N°2506

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