Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Rouge en vue à Wall Street avec les craintes sur la croissance

Publié le

par Blandine Henault

Rouge en vue à Wall Street avec les craintes sur la croissance
La Bourse de Londres. Wall Street devrait ouvrir en baisse lundi et les Bourses européennes restent dans le rouge à mi-séance. À Paris, le CAC 40 abandonne 0,63% vers 12h35 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,61% tandis qu'à Londres, le FTSE limite son repli (-0,07%) à la faveur de la faiblesse de la livre sterling. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Dawson
© Simon Dawson

Les entreprises citées

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait ouvrir en baisse lundi et les Bourses européennes restent dans le rouge à mi-séance dans un contexte de marché rendu nerveux face aux multiples signes de ralentissement de la croissance mondiale.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de l'ordre de 0,2% à 0,4%.

À Paris, le CAC 40 abandonne 0,63% à 4.782,67 points vers 12h35 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,61% tandis qu'à Londres, le FTSE limite son repli (-0,07%) à la faveur de la faiblesse de la livre sterling.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,78%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,47% et le Stoxx 600 se replie de 0,83% pour toucher un nouveau plus bas de deux ans.

Les investisseurs entament une semaine chargée avec une salve de mauvaises nouvelles sur le front macroéconomique. Ainsi, en Chine, les statistiques du commerce extérieur ont montré un net ralentissement des exportations et des importations () et celles de l'inflation ont fait ressortir la plus faible progression des prix à la production depuis octobre 2016.

Au Japon, la croissance a connu un sévère coup d'arrêt au troisième trimestre, avec un produit intérieur brut (PIB) qui s'est contracté de 2,5% en rythme annualisé.

En Europe, les nouvelles n'ont pas été meilleures: les chiffres du commerce extérieur allemand font ressortir une diminution de l'excédent en octobre (); la Banque de France a revu en baisse sa prévision de croissance pour le quatrième trimestre, à 0,2% et la croissance du PIB du Royaume-Uni a ralenti à 0,4% sur les trois mois à fin octobre.

Vendredi déjà, l'annonce d'un chiffre inférieur aux attentes des créations d'emploi aux Etats-Unis pour le mois de novembre avait jeté un froid à Wall Street, qui a accusé sa plus mauvaise semaine depuis mars.

Ces indicateurs interviennent dans un contente toujours tendu sur le front commercial. Dimanche, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, a déclaré qu'il considérait le 1er mars comme une date butoir ferme pour parvenir à un accord sur le commerce avec la Chine, et que, faute d'entente, de nouveaux droits de douane seraient instaurés.

Les tensions politiques sont aussi vives en Europe avant le vote du Parlement britannique sur l'accord sur le Brexit trouvé entre Londres et Bruxelles, dont l'agenda et l'issue sont très incertains. Le vote prévu initialement mardi pourrait être reporté.

Autre rendez-vous important de la semaine, la décision, jeudi, de politique monétaire de la Banque centrale européenne qui devrait annoncer officiellement la fin de son programme de plus de 2.600 milliards d'euros de rachats d'actifs, dit d'assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE).

"Les grands indices actions ne devraient pas connaître de rebond en cette fin d'année. La perception des risques par les investisseurs reste élevée face à l'incertitude sur le Brexit, à l'issue incertaine des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et à des banquiers centraux qui peuvent difficilement rassurer", estiment les stratèges d'Aurel BGC.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Le secteur technologique, en première ligne dans la correction que connaît la Bourse de New York, reste l'objet de toutes les attentions, notamment Apple, tombé vendredi à un plus bas depuis début mai.

VALEURS EN EUROPE

Hormis le compartiment plus défensif de la santé (+0,03%), tous les indices sectoriels en Europe sont orientés en baisse, avec les replis les plus marqués pour les segments les plus cycliques comme la construction et les matériaux associés (-1,42%), l'automobile (-1,54%) ou encore la chimie (-1,61%).

Ce dernier secteur souffre en outre de l'avertissement sur résultats de BASF, dont le titre lâche 4,51%.

A Paris, Eramet décroche de 20,37% après avoir annoncé "des mesures correctives" dans sa branche alliages susceptibles d'avoir des conséquences financières importantes, évaluées à au moins 25 millions d'euros par le groupe métallurgique et minier.

TAUX

Les rendements de référence sur les Treasuries et le Bund allemand à dix ans varient peu mardi, autour de respectivement 2,85% et 0,25%.

En revanche, les échanges sont plus animés sur d'autres marchés obligataires en Europe. Le rendement de l'OAT français à dix ans monte de plus de deux points de base, à 0,7%, ce qui a porté l'écart de rendement avec le Bund de même échéance à un plus haut de sept mois.

Le président Emmanuel Macron doit prendre la parole à 19h00 GMT pour annoncer des mesures "concrètes et immédiates" avec l'espoir de clore la crise des "Gilets jaunes" et éviter un cinquième samedi de manifestations et de violences.

De son côté, le rendement des emprunts d'Etat britanniques à dix ans recule de quatre point de base pour revenir à 1,22%, au plus bas depuis trois mois.

Plusieurs éditorialistes et journalistes ont rapporté que Theresa May avait l'intention de reporter le vote prévu mardi soir à la Chambre des communes sur l'accord conclu le mois dernier avec la Commission européenne.

La Première ministre britannique va faire aux alentours de 15h30 GMT une déclaration à la chambre des Communes, intitulée "Sortir de l'Union européenne", ont déclaré lundi les "whips" du Labour, chargés d'assurer la discipline de vote du parti, sans plus de précisions.

CHANGES Les informations sur un report du vote du Parlement britannique ont fait chuter la livre sterling, tombée au plus bas depuis juin 2017 face au dollar et au plus bas depuis début septembre face à l'euro.

L'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, reprend pour sa part quelques couleurs après avoir accusé la semaine dernière sa plus forte baisse hebdomadaire en plus de trois mois sur fond de nette révision des anticipations de hausse de taux de la Réserve fédérale (Fed) l'an prochain.

De son côté, l'euro revient à plus de 1,14 dollar, au plus haut depuis la fin novembre.

PÉTROLE

Les craintes sur la croissance mondiale, qui pénalisent les marchés d'actions, pèsent également sur les cours du pétrole, qui effacent une partie des gains enregistrés vendredi après l'annonce d'un accord sur une réduction de la production de l'Opep et de ses alliés.

Le baril de Brent retombe à 61 dollars après un pic à 63,73 dollars vendredi et le baril de brut léger américain se traite à moins de 52 dollars après avoir atteint plus de 54 dollars en fin de semaine dernière.

(Édité par Marc Angrand)

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle