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L'Usine Santé

Roche se dit bien armé pour faire face à la concurrence des biosimilaires

Marion Garreau , ,

Publié le

Le Pdg de Roche, Severin Swchan, estime que son groupe est bien armé pour faire face à la concurrence de biosimilaires qui mettent à mal trois de ses blockbusters. Le leader mondial de l’oncologie compte commercialiser cinq nouveaux traitements dans les douze mois à venir.

Roche se dit bien armé pour faire face à la concurrence des biosimilaires © Roche

L’année 2017 ne s’annonce pas simple pour Roche. "Du côté de la pharmacie, nous sommes dans une situation particulière, a reconnu le Pdg du groupe Severin Schwan, de passage à Paris, lundi 19 septembre. Nous devons faire face à la concurrence de biosimilaires qui arrivent sur le marché et à la perte de plusieurs de nos brevets. Mais la bonne nouvelle c’est qu’en douze mois, nous allons lancer cinq nouvelles molécules. C’est extraordinaire." 

Trois des blockbusters de Roche, trois traitements contre le cancer, sont menacés par la concurrence de faux jumeaux issus des biotechnologies : Novartis développe un biosimilaire du MabThera/Rituxan, dont la perte de brevet est attendue cette année, Mylan a proposé un biosimilaire du Herceptin et Amgen en prévoit un de l'Avastin pour 2017. Ces trois traitements ont généré ensemble un chiffre d'affaires mondial de près de 20 milliards d'euros en 2015.

Une première immunothérapie  

Pour faire face, le leader mondial de l’oncologie est en train de lancer cinq nouveaux traitements. L’un des plus novateurs est Tecentriq, dont la molécule active est l’atézolizumab, et qui est la première immunothérapie développée par Roche, c’est-à-dire qu’il vise à stimuler le système immunitaire pour combattre le cancer. Ce traitement, que le laboratoire espère être son prochain blockbuster, a récemment reçu une autorisation de mise sur le marché américain, avec une indication pour le cancer de la vessie. Il est actuellement développé pour plusieurs autres cancers, tels celui du poumon et une forme de cancer du sein.

Les autres traitements sur lesquels misent Roche sont Ocrevus, pour la sclérose en plaques, Venclexta pour la leucémie lymphoïde chronique et qui vient d’obtenir en France une autorisation temporaire d'utilisation, Cotellic, autorisé en association au Vemurafenib dans le traitement des adultes atteints d’un mélanome non résécable, et Alecensa pour le cancer du poumon et déjà autorisé aux Etats-Unis et au Japon.

Roche, numéro un mondial en 2022 ?

Cela suffira-t-il à compenser les baisses des revenus qui attendent le groupe ? "Je suis dans une position plus confortable qu’il y a un an", assure Severin Schwan. Pour le patron de Roche, si seule la moitié des cinq nouveaux traitements marche bien, "cela suffira à compenser l’arrivée des biosimilaires".

Le scénario que vient de publier le cabinet d’études Evaluate Pharma estime que Roche sera le leader mondial du secteur en 2022 avec un chiffre d’affaires de 52,6 milliards de dollars (47 milliards d'euros), devant Novartis et Pfizer. Cette projection, qui ne tient pas compte de potentielles acquisitions, se base notamment sur le fait que Roche investit massivement en R&D: le groupe y consacre 9,5 milliards de dollars, soit 20 % de son chiffre d'affaires. Un bémol tout de même : Evaluate Pharma avait annoncé en 2011 que Sanofi serait numéro un mondial du secteur en 2012, mais le groupe français est resté en troisième position.

Marion Garreau

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