Rio Tinto vend sa filiale Carbone Savoie à une holding française

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto s’apprête à céder sa filiale française Carbone Savoie à la holding industrielle Alandia Industries. Les sites de Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et de Vénissieux (Rhône) sont concernés. L’emploi industriel serait garanti pendant deux ans.

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Carbone Savoie, filiale du groupe minier Rio Tinto, va passer sous l’égide de la holding industrielle française Alandia Industries. Carbone Savoie, dont le siège social se trouve à Vénissieux (Rhône), possède un site de production en Savoie à Notre-Dame-de-Briançon. D’après nos informations, Alandia Industries, spécialisée dans la reprise d’entreprises en difficultés, l’a emporté sur trois autres candidats à la reprise, le russe Energoprom, les fonds HIG Capital et CoBe Capital et l'industriel français Mersen, notamment parce que la holding s’est engagée à garantir 100% de l’emploi pendant deux ans.

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Contactée, Alandia Industries, s’est refusée à tout commentaire avant que le comité d’entreprise de Carbone Savoie ne soit informé de cette reprise. Ce dernier doit se tenir mercredi 16 décembre. Selon des salariés, il était déjà prévu, mais avec un ordre du jour différent, notamment pour faire un point d'avancement sur la "revue stratégique".

Faible production savoyarde

La direction de Carbone Savoie a aussi refusé de commenter cette annonce, confirmant en revanche que l’activité du site savoyard restait faible en cette fin d’année 2015 en raison de la baisse de la demande en aluminium, et se poursuivrait sur le même rythme au début de l’année 2016.

Spécialisée dans la fabrication des cathodes en carbone et graphite avec un chiffre d'affaires de 93 millions d'euros en 2014, Carbone Savoie emploie 336 personnes à Notre-Dame-de-Briançon et 112 à Vénissieux. L’entreprise avait fermé en 2014 son usine de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) où étaient employés 60 salariés.

Une restructuration prévisible

Rio Tinto avait lancé en mars 2015 une "revue stratégique" chez Carbone Savoie, assurant en juin vouloir "assurer la pérennité" de l'entreprise et explorer des pistes comme le partenariat ou la cession de Carbone Savoie. D’emblée, les syndicats et des élus du territoire s’étaient inquiétés d'une possible fermeture de l'entreprise. Les candidats à la reprise ont visité le site savoyard en octobre, mais la direction avait soigneusement maintenu le secret autour des négociations.

Depuis le rachat d'Alcan en 2007, Rio Tinto restructure ses activités en France, avec plusieurs cessions d'actifs. Le groupe employait 15 000 personnes et ne compte plus que 2 200 salariés dans l'Hexagone.

Dorothée Thénot

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