Rio Tinto va croître moins vite que prévu dans le minerai de fer

MELBOURNE/PERTH (Reuters) - Rio Tinto a annoncé jeudi viser désormais une augmentation de 20% de ses capacités de production de minerai de fer d'ici 2017, de 290 à près de 360 millions de tonnes, un objectif plus modeste que celui évoqué avant la chute des cours entamée l'an dernier.

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Le géant minier prévoit ainsi de réduire ses dépenses d'investissement de trois milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) en gelant certains projets de développement de nouveaux gisements.

Numéro deux mondial du secteur, Rio Tinto est contraint de réduire ses coûts et ses investissements pour se désendetter et améliorer la rentabilité servie aux actionnaires dans un contexte de faiblesse relative des cours mondiaux des matières premières.

Il explique vouloir se concentrer sur le développement des mines déjà en exploitation.

La majeure partie de la croissance des capacités devrait être réalisée au cours des deux prochaines années, le groupe visant une augmentation de 40 millions de tonnes d'ici 2015, puis plus de 20 millions supplémentaires d'ici 2017.

Le numéro un mondial du minerai de fer, Vale, prévoit quant à lui des capacités de 480 millions de tonnes d'ici 2018, contre 306 millions cette année.

Le directeur de la division de minerai de fer de Rio Tinto, Andrew Harding, explique que les projets d'investissement s'appuient sur les perspectives à long terme solides, portées par l'urbanisation et la hausse des revenus dans les pays en développement, notamment la Chine.

"Avec ces tonnages supplémentaires, nous allons prendre une part plus importante de la demande et faire en sorte de continuer à bénéficier des meilleurs rendements du secteur", a-t-il dit dans un communiqué.

Le cours du minerai de fer est tombé l'an dernier à un plus bas de 80 dollars la tonne mais il est remonté depuis pour atteindre aujourd'hui 136 dollars environ, assurant à Rio Tinto une marge d'une centaine de dollars la tonne.

Il a mieux résisté au mouvement général de baisse que la plupart des autres matières premières grâce à la vigueur de la demande chinoise.

Sonali Paul et James Regan, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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