Rio Tinto suspend Alan Davies pour un soupçon de corruption à Simandou

Le géant minier Rio Tinto a annoncé le 9 novembre la suspension de son directeur de pôle mines et énergie, après la découverte de paiements totalisant 10,5 millions de dollars à un consultant en 2011. Alan Davies était, au moment des faits, en charge du projet guinéen de Simandou.

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Rio Tinto suspend Alan Davies pour un soupçon de corruption à Simandou

Le plus grand gisement de fer inexploité au monde est décidément nimbé d'un parfum persistant de corruption. "Le directeur énergie et minerais [de Rio Tinto] Alan Davies, qui était responsable du projet Simandou en 2011, a été suspendu avec effet immédiat", suite à la découverte le 29 août "de courriers électroniques datant de 2011 dévoilant des paiements contractuels pour un total de 10,5 millions de dollars à un consultant fournissant des services de conseil sur le projet Simandou en Guinée", détaille Rio Tinto dans un communiqué. Le minier a lancé une enquête sur l’activité de ce consultant externe. Enquête qui a mené Rio Tinto à alerter les autorités compétentes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, une procédure qu’il s’apprête à répliquer en Australie.

Un gisement à l’histoire tourmentée

Cette annonce intervient quelques semaines seulement après que Rio Tinto a jeté l’éponge à Simandou. Ne voyant pas d’issue aux difficultés de financement des infrastructures indispensables à l'évacuation du minerai, il a revendu sa participation à ses partenaires chinois, qui opèreront seuls la moitié sud du gisement (blocs 3 et 4) après l’implosion du consortium Simfer, qui réunissait Rio Tinto (46,57%), le chinois Chinalco (Aluminium Corporation of China, 41,3%) via sa filiale Chalco, le gouvernement guinéen (7,5%), et la Société financière internationale (SFI, 4,6%). Cette dernière, bras armé de la banque mondiale pour l’investissement privé, s’est retirée en octobre.

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La situation est encore plus compliquée dans les blocs 1 et 2 (Simandou nord), initialement acquis par Rio Tinto en même temps que la moitié sud. Retirés au géant anglo-australien par l’ancien président guinéen Lansana Conte pour être attribués à BSG Resources, ils ont finalement été repris par le nouveau président Alpha Condé en 2014. Un rapport d’audit avait conclu à l’existence de pratiques de corruption de la part de BSGR, la branche minière du conglomérat de l’israélien Beny Steinmetz. Ce dernier avait revendu 51% de ses parts au brésilien Vale pour 14 fois le montant investi. L'affaire reste en cours d'investigation. La Guinée place désormais tous ses espoirs dans la Chine pour un démarrage effectif de cette mine géante, qui a le potentiel de doubler son PIB.

Myrtille Delamarche Rédactrice en chef web to print, chef de projet Indices & Cotations
Myrtille Delamarche

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