Rio Tinto Saint-Jean-de-Maurienne : Aluminium des Alpes avance l'argument du "made in France"

Le consortium français Aluminium des Alpes dénonce le choix du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg d'avoir retenu un repreneur étranger pour la reprise du site de production d'aluminium Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie.

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Rio Tinto Saint-Jean-de-Maurienne : Aluminium des Alpes avance l'argument du

Arnaud Montebourg affichait un grand sourire, le 21 mai, en rencontrant , ministre-présidente de la Rhenanie-du-nord-Westphalie, pour évoquer la reprise par le groupe allemand Trimet de l'usine Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie). Les négociations pour la reprise du site savoyard par l'Allemand pourraient aboutir dans trois ou quatre semaines, apprenait-on hier.

Mais ce choix ne fait pas que des heureux. Comme le rapporte l'AFP, le consortium français Aluminium des Alpes, un des candidats à la reprise des sites industriels de Saint-Jean-de Maurienne et de Castelsarrasin, se plaint de cette "préférence" allemande.

"le gouvernement favorise un repreneur étranger"

Dans un communiqué publié le 22 mai, le consortium déplore que "le gouvernement élimine un repreneur français et favorise un repreneur étranger". "On passe d'une multinationale anglo-australienne à une multinationale allemande, dont les centres de décisions et les profits restent basés à l'étranger", accuse Aluminium des Alpes, qui dénonce un "choix brutal" à l'avantage de Trimet.

Le consortium éconduit dénonce, même, une offre de Trimet jugée "risquée et onéreuse pour l'argent du contribuable" ainsi que les "sources de financement" du groupe allemand.

Pour étayer sa propre de reprise, Aluminium des Alpes n'hésite pas à brandir l'étendard du "Made in France" cher à Arnaud Montebourg. Selon le communiqué, son offre comprend ainsi une relocalisation en France de tous les centres de décisions, pour "maintenir et à améliorer un pôle d'excellence dans l'industrie française", une garantie du maintien de tous les emplois des sites, et un investissement de 90 millions d'euros à court terme dans la remise à niveau des installations et dans des nouvelles machines, ou encore la relance de la ligne de production F sur le site de Saint-Jean-de-Maurienne.

Une offre, selon le consortium, "suffisamment crédible pour obtenir le soutien d'investisseurs privés avertis et des pouvoirs publics représentés par le Fonds stratégique d'investissement".

Dans ses négociations avec le gouvernement français, le groupe Trimet, lui, s'est engagé à maintenir les emplois des deux sites, rapporte l'AFP, soit 510 emplois concernés au total.

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