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Quotidien des Usines

Rio Tinto Alcan : pas de nationalisation mais deux repreneurs éventuels

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Nationalisation, repreneur potentiel ? Depuis quelques jours, l’avenir de l’usine Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne, qui a reçu la visite de deux repreneurs potentiels, fait couler beaucoup d’encre.

Rio Tinto Alcan : pas de nationalisation mais deux repreneurs éventuels © L'Usine Nouvelle

L’usine d’aluminium Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) est toujours à vendre, mais l’éventualité d’un repreneur semble se préciser. Si le ministère du Redressement productif a démenti l’éventuelle nationalisation de l’usine évoquée le 12 décembre dans plusieurs médias, il a confirmé la présence de repreneurs intéressés par le site savoyard, précisant que l’allemand Trimet serait sur les rangs. Ce spécialiste des produits en aluminium n'est pas encore implanté en France.

Il n’est pas le seul intéressé car ce sont deux visites de l’usine qui ont eu lieu il y a deux semaines, précise Eric Massat délégué syndical CFDT à Saint-Jean-de-Maurienne. Dans un communiqué, la direction confirme avoir "mis en place un processus rigoureux de recherche d’un repreneur dont le modèle d'affaires conviendra mieux à la réalité de l’aluminerie située en Maurienne. Rio Tinto Alcan a reçu quelques offres conditionnelles, actuellement en cours de précision". Quant à ses relations avec le ministère d’Arnaud Montebourg, elle affirme apprécier "le dialogue constructif actuellement en cours avec le ministère du Redressement productif et s’efforce de trouver la meilleure solution pour le site". Un directeur adjoint a été nommé pour se consacrer à la vente du site.

Voilà plus d’un an que le groupe anglo-canadien Rio Tinto Alcan souhaite céder l’usine de Saint-Jean-de-Maurienne si la renégociation de son contrat de fourniture avec EDF n’aboutit pas. Ce contrat, qui expire en mars 2014, accorde à Rio Tinto Alcan des tarifs préférentiels pour l’achat d’électricité, condition majeure pour rester compétitif dans la production d’aluminium car l’énergie représentant 30 à 40 % des coûts de production. Cet accord de fourniture d'électricité avait été conclu en 1984 par le précédent propriétaire Péchiney, qui avait accepté d'investir dans la construction de centrales nucléaires en contrepartie de tarifs préférentiels. En Savoie, les syndicats rappellent que si Rio Tinto Alcan a des repreneurs potentiels, la question du contrat énergétique avec EDF n’est pas résolue.

"L’usine tourne, il y a un marché, de la demande, rappelle Eric Massat. Nous avons reçu le soutien du syndicat des câbliers européens." L’ancien fleuron français de l'aluminium Pechiney avait été racheté en 2003 par le groupe canadien Alcan, lui-même absorbé par Rio Tinto en 2007. L’usine de Saint-Jean-de-Maurienne emploie 600 salariés, centre de recherche inclus, mais avec les emplois indirects, ce sont 2 200 personnes qui pourraient être touchées par la fermeture du plus gros employeur de la vallée de la Maurienne. Syndicats, élus, chefs d’entreprises et commerçants de la vallée restent mobilisés sur le dossier.

Dorothée Thénot

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