Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Rien ne va plus pour Andromède, le cloud souverain français

,

Publié le

Nouveau revers pour Andromède, projet gouvernemental de "cloud computing" pour les administrations et entreprises nationales. Dassault Systèmes refuserait que l'État finance deux projets distincts, avec d'un côté le sien aux côtés de SFR, et de l'autre celui d'Orange et Thalès. C'est pourtant une option à laquelle pense le Premier ministre qui rendra sa décision cette semaine.

Rien ne va plus pour Andromède, le cloud souverain français © Lawrence Berkeley National Laboratory - Flickr

Le projet de cloud computing Andromène fait face à un nouvel écueil. Dassault Systèmes menacerait de le quitter si l'État décide aussi de financer la proposition de ses concurrents : Orange et Thales. Rappel des faits : la filiale du groupe aéronautique est candidate, aux côtés de SFR, pour la mise en place d'Andromène.

Un second consortium, composé d'Orange et Thales, est également en compétition. Une enveloppe de 135 millions d'euros d'aides publiques, issus notamment du Grand Emprunt, accompagne ce projet.

Initialement, il ne devait y avoir qu'un seul élu. Mais le Commissariat général à l'investissement (CGI), en charge du projet sous l'autorité du Premier ministre, réfléchit désormais à une autre possibilité. "Les deux projets nous sont recommandés par le comité d'investissement du Fonds pour la société numérique (FSN). Nous recevrons son avis motivé le 3 avril. Si les deux projets sont recommandés à égalité, nous feront une proposition égale aux deux consortiums", a indiqué à L'Usine Nouvelle, un porte-parole du CGI.

Or, selon La Tribune, cette perspective n'est pas du goût de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes. Si Orange et Thalès reçoivent aussi un financement, son entreprise se retirera du projet, aurait-il menacé. 

De son côté, Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi et nouveau patron de SFR, n'aurait pas du tout apprécié la montée au créneau de Dassault Systèmes. Selon le quotidien financier, SFR pensait initialement que son partenaire resterait dans le projet, quel que soit le choix de l'État. Les rapports seraient donc plus que jamais tendus entre les deux industriels. 

En décembre 2012, Dassault Systèmes avait déjà mis le projet sans dessus-dessous en quittant un premier consortium qu'il formait alors aux côtés de Thales et Orange. Il était ensuite revenu vers le projet avec SFR. Contactés par l'Usine Nouvelle, aucun des industriels concernés n'a souhaité faire de commentaires. Matignon indique pour sa part simplement qu'une décision sera rendue "fin de semaine ou début de la semaine prochaine".

Andromède : un cloud souverain français

L'objectif d'Andromède est de fournir aux administrations et aux entreprises nationales sensibles une plateforme de cloud computing indépendante des grandes entreprises non locales telles qu'IBM, Cisco, HP ou Microsoft. Comme nous l'évoquions récemment, un des freins à l'adhésion du Cloud Computing par les entreprises françaises est le risque de voir leurs données sensibles hébergées en dehors du territoire, notamment aux États-Unis. Rappelons par exemple que le Patriot Act américain permet à son gouvernement d'accéder à toute donnée hébergée par une société américaine en cas de risques liés au terrorisme.

Andromède doit donc être une plateforme de souveraineté française, dont les data-centers seront situés en France et gérés par des entreprises hexagonales. Ce projet a été lancé par le Premier ministre François Fillon en 2009.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle