Richesses

Il est peu d'univers capables de susciter autant d'images que la mer

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Richesses
«Homme libre, toujours tu chériras la mer! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme dans le déroulement infini de sa lame. » Qui de mieux qu'un de nos plus grands poètes, Charles Baudelaire, a su exprimer ce lien si particulier qui nous unit à l'océan ?

Du Havre à Bombay, des fosses du Pacifique au rail d'Ouessant... avec ce numéro 100% consacré à la mer, nous avons choisi de partir à la découverte de ce monde si attachant. De ses expériences humaines, de ses richesses, de ses technologies de pointe, de sa fragilité aussi. Il est peu d'univers capables de susciter autant d'images que la mer. Retenons-en quatre.

Aventure.

Magellan, La Pérouse, Piccard, Tabarly, Cousteau, chacun à sa manière nous a fait rêver. Jules Verne, l'écrivain né à Nantes et qui n'aimait rien tant que sa maison du Crotoy, face à la baie de Somme, l'avait bien compris. De Nemo au Capitaine de quinze ans, ses héros furent souvent des marins. Mettre le pied sur le quai d'un port, c'est commencer le voyage.

Humilité

Les gens de mer sont rarement hâbleurs. Prendre la mer, c'est découvrir ce qu'il y a de plus profond en soi. Admettre aussi que les éléments sont toujours les plus forts. L'exploit des skippers, le gigantisme des navires ou des plates-formes pétrolières se mesurent toujours à cette aune. L'oublier, c'est courir -toujours - à la catastrophe.

Richesses

L'océan, c'est une aventure économique. Quand Charles Tellier affréta, en 1876, à Rouen son premier navire frigorifique chargé de viande congelée pour rejoindre l'Argentine, il n'imaginait pas comment cette cargaison allait bouleverser la carte mondiale de l'élevage. Depuis, après les navires pétroliers, les porte-conteneurs ont pris le relais. Ils sont devenus le poumon de l'économie monde. La Chine leur doit tout.

Responsabilité

Surexploitée, polluée... la mer supporte beaucoup -trop - de notre appât du gain. L'irrémédiable a-t-il été franchi ? Le débat agite les experts. Qu'importe. Pour que l'océan reste un espace partagé, puisse demain contribuer à nourrir neuf milliards d'hommes, continue à nous livrer tous ses trésors, il faudra beaucoup d'efforts, d'innovations.

De la volonté surtout.

Sachons enfin admettre que les océans n'auront jamais fini de nous révéler tous leurs secrets. «Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes », écrivait encore le poète. Souhaitons que cela reste vrai longtemps. Y-a-t-il amour sans part de mystère?

Pierre-Olivier Rouaud,
rédacteur en chef délégué
«L'Usine Nouvelle»

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