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Rhodia lance un pôle d'innovation en Gironde

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« Les projets sociétaux, majeurs, les plus ambitieux, les projets de rupture, vont être localisés en région bordelaise », a annoncé en fin de matinée Paul-Joël Derian, directeur de la recherche et du développement du groupe Rhodia, venu à Pessac (Gironde) inaugurer le pôle Innovation Pierre-Gilles de Gennes. Ce centre regroupe des projets transversaux, innovants, de rupture dans le domaine de la physico chimie. Ce pôle est implanté dans les bâtiments du Laboratoire du Futur, spécialisé dans le développement d'outils permettant d'augmenter la productivité de la recherche, que Rhodia a créé en 2004, à Pessac.

Premier enjeu, et non des moindres, du pôle Innovation : la récupération assistée du pétrole. Il s'agit d'augmenter la ressource en pétrole grâce à des rendements d'extraction dépassant de loin les 35 % actuels. Faut-il rappeler qu'un gain de 1% équivaut à deux ans de capacité de production mondiale supplémentaire ? Or, pour le moment on ne sait pas extraire plus de 35 %.

Depuis quelques mois, une dizaine de chercheurs de Rhodia installés à Pessac, « mime » ce qui se passe au fond d?un puits de pétrole, et travaille sur des polymères synthétiques, naturels et des tensioactifs, capables de booster la performance des fluides « pousseurs » injectés dans les puits de pétrole, qui permettent comme leur nom l'indique, de faciliter en plus grande quantité l'extraction du pétrole.

Encore faut-il trouver les bons polymères, la bonne combinaison entre tensioactifs et polymères synthétiques ou naturels qui présentent des caractères de stabilité mécanique, face à un environnement de forte salinité et soumis à de fortes pressions. Des tests miniaturisés que permet la micro fluidique sont donc réalisés sur le site de Pessac. Le projet est mené en partenariat avec l'Institut Français du Pétrole et des compagnies pétrolières dont Rhodia préfère garder l'anonymat. Total et Schlumberger seraient de la partie.

Quant au partenariat financier, là aussi la discrétion est de mise. Ce n'est pas le seul projet innovant de rupture qui devrait venir à Pessac. La piste des bioressources, des capteurs de CO2 est évoquée. En attendant, le pôle innovation devrait se muscler avec l'arrivée de chercheurs supplémentaires. Au global, le Laboratoire du Futur, qui a déposé 15 brevets en trois ans, et le pôle innovation devraient doubler leurs effectifs, en passant d'une équipe pluridisciplinaire de 30 à 60 chercheurs.

En mai prochain, Rhodia devrait avoir l'occasion de mettre en pratique le rapprochement entre science et industrie, auquel Pierre Gilles de Gennes était très attaché, à l'occasion du prix Rhodia Pierre Gilles de Gennes que le groupe vient de lancer. Un prix décerné tous les deux ans qui récompense une œuvre scientifique ou technologique majeure ayant eu un impact fort sur le rapprochement entre recherche académique et monde industriel. Dans le jury figurent notamment trois prix Nobel de physique et de chimie. Le président du jury n'est autre que Paul Chaikin, de l'académie des sciences des Etats-Unis.

De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

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