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Quotidien des Usines

Rhodia Eco Services veut s'affirmer dans le traitement des déchets toxiques

Publié le

La filiale du chimiste français, partiellement associée à Suez-Lyonnaise conjugue investissements et acquisitions pour s'affirmer face à Vivendi Environnement et à Tredi.

Les entreprises citées

" Certes, nous ne sommes pas la filiale le plus en vue de Rhodia, mais nous sommes sans conteste parmi les plus rentables avec un retour sur capitaux investis allant bien au-delà de l'objectif des 10 % que s'était fixé notre maison mère. " Dirigée depuis le début de 1999 par Jean-Pierre Clamadieu, Environnement Services, l'ex-Rhône-Poulenc, aura vu, en 2000, son chiffre d'affaires géré progresser encore de 15 %, pour atteindre 650 millions d'euros avec 1 400 salariés. Dernier projet en date pour la société de Rueil-Malmaison (92), un investissement de 30,5 millions d'euros dans un nouvel incinérateur de 200 000 tonnes de capacité. Aqueris, c'est son nom, sera implantée à Roussillon (Isère) dans un complexe de l'ex-Rhône-Poulenc, aujourd'hui partagé entre Aventis et Rhodia. Et doit ouvrir en octobre 2001. " Cette installation, dont nous attendons ces jours prochains l'arrêté d'exploitation, est lancée pour traiter les eaux fortement chargées en sels issues de la chimie, dont les volumes ont fortement crû ces dernières années, et pour lesquelles il y a peu d'installations de traitement spécifique ", note Jean-Pierre Clamadieu, un ingénieur des Mines de 42 ans venu de Rhodia Amérique latine

Un nouvel incinérateur pour le traitement des eaux salines

L'approvisionnement du site de-vrait se faire à 50 % avec Aventis Nutrition animale et Rhodia, le reste de la charge devant être trouvé sur le marché. Avec un chiffre d'affaires prévisionnel de 200 millions de francs (à 1 000 francs la tonne traitée en moyenne), l'installation va compléter l'offre de Rhodia, à côté de son incinérateur de produits chlorés de Pont-de-Claix, dans l'Isère (80 000 tonnes). Un investissement qui montre bien les ambitions de la société. En quelques années, celle-ci a pu se faire une place sur le marché très fermé du traitement des déchets industriels spéciaux (DIS). A partir de Stauffer, société acquise en 1987 aux Etats-Unis dans la régénération d'acide sulfurique, et d'une activité de spécialités chimiques et de système de filtration pour le traitement de l'eau, Rhodia Eco Services a peu à peu étendu ses compétences. Surtout depuis la création de Teris (chiffre d'affaires : 200 millions d'euros), filiale commune avec Sita (Suez-Lyonnaise), qui s'est imposée comme le premier opérateur sur le marché de la préparation de déchets pour incinération en cimenterie, après que, en 1993, la plupart des grands cimentiers lui eurent délégué cette tâche. Depuis un an, Teris a encore élargi ses prestations en assurant la commercialisation des décharges de classe 1 de France Déchets, filiale de Sita. Mais, pour la société, qui réalise 50 % de ses ventes dans l'acide sulfurique, 40 % dans le traitement de déchets et 10 % dans l'eau - hors projets spécifiques, tel Aqueris -, les perspectives du marché français sont limitées. Avec le numéro 1 Sarp (Vivendi) et Tredi, Rhodia Eco Services s'y trouve en situation oligopolistique, au point que Suez, dit-on, se verra bien majoritaire chez Teris, une question qui n'est pas à l'ordre du jour pour son partenaire Rhodia.

Acquisitions en Corée et aux Etats-Unis

En attendant, " la croissance viendra de nouveaux services et de l'international ", lance Jean-Pierre Clamadieu. Dans ce sens, Rhodia Eco Services est présent sur des marchés encore en devenir, comme le recyclage de pots catalytiques (pour lequel un partenariat est en vue) ou le traitement de sols pollués. Et se développe maintenant à l'étranger. Elle a ainsi acquis, en septembre dernier, deux petites unités : l'une aux Etats-Unis, l'autre en Corée. La première, Heat, établie à Dallas, réalise un chiffre d'affaires de 10 millions de dollars dans le prétraitement avant incinération de DIS. Elle doit permettre à Rhodia d'étendre sa gamme de services aux chimistes américains dans un marché qui se structure peu à peu. La seconde, le traitement de DIS du chimiste coréen Cho Yang, dans le complexe de Shiwha (chiffre d'affaires : 16,8 millions de dollars, 100 000 tonnes). Une installation dans laquelle Rhodia Eco Services vient de faire entrer Vivendi à 50 % pour mieux assurer son développement. Enfin, Teris, associé avec Aguas de Barcelona, filiale de Suez-Lyonnaise des eaux, a emporté récemment à Barcelone l'un de ses plus beaux contrats : la délé-gation de services pour l'unique incinérateur de DIS catalan (350 000 tonnes). Chiffre d'affaires : 2 milliards de francs sur quinze ans.



Un marché très fermé

Production totale estimée : 8 à 9 millions de tonnes.

Production traitée par des prestataires en centres collectifs : 2,5 millions de tonnes.

Valeur estimée : 3,5 milliards de francs.

Marché français du traitement des déchets industriels spéciaux

Principaux acteurs (*)

Sarp Industrie (Vivendi environnement) : 40 %.

Tredi (EMC, Apax) : 23 %.

Teris (Rhodia Eco Services/Suez-Lyonnaise des eaux) : 23 %.

Autres (Séché...) : 14 %.

(*) Part de marché estimée

Source : " L'Usine Nouvelle "

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