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Quotidien des Usines

Reydel vise l'Allemagne

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Publié le

Financièrement assaini, l'équipementier automobile du Nord se recentre sur l'automobile. Après Fiat, il convoite les marchés de General Motors ou de BMW et muscle ses bureaux d'études.

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En partenariat avec Industrie Explorer

Il y a un an encore, Reydel inquiétait ses principaux clients, les constructeurs d'automobiles français. Ceux-ci sont aujourd'hui rassurés. Libéré du boulet Cidelcem, son activité grandes cuisines cédée à un investisseur anglo-saxon en mars dernier, le plasturgiste du Nord se recentre sur l'automobile.

Déjà désendetté de 150millions de francs grâce à cette opération, Reydel a les coudées franches pour émettre ces jours-ci un emprunt à bons de souscription d'actions de 80millions. Afin de transformer une dette à court terme en engagements à long terme.

Course à l'internationalisation

Assaini, le capital verrouillé - la famille Bourgois détient plus de 50% des droits de vote -, Reydel peut s'atteler à son objectif stratégique: "Acquérir une taille européenne, ce que nous n'avons pas encore . Et, pour cela, prendre des parts chez deux nouveaux constructeurs", explique Bertrand Bourgois, P-DG.L'équipementier, qui prévoit 1,6milliard de francs de chiffre d'affaires cette année (1,45milliard dans l'automobile en 1993), vise 10 à 12% du marché européen des planches de bord (hors production intégrée des constructeurs) d'ici à deux ans, contre 8% actuellement, et 12 à 15 % de celui des panneaux de portes, contre 7%.La société familiale a failli remporter une commande auprès de General Motors Europe il y a un an. Las! trois années de démarchage n'ont pas suffi. Mais l'équipementier de Gondecourt (Nord) ne désespère pas. Une petite équipe de cinq à six personnes répond systématiquement aux appels d'offres du constructeur américain. Déjà implanté auprès de Rover, Reydel espère profiter de l'achat de la firme britannique par BMW pour pénétrer chez le prestigieux constructeur munichois: Rover et BMW ont entrepris l'étude d'une plate-forme commune. La société pourrait ainsi compléter un dispositif industriel qui comprend déjà cinq usines en France, quatre en Espagne, trois en Grande-Bretagne, pour Honda et Nissan notamment, une en Italie.

Elle a acheté en octobre dernier une unité turinoise à Fiat, qui lui réserve la production des planches de bord des futures voitures de haut de gamme Fiat, Alfa-Romeo et Lancia. "Si, pour prendre des commandes, il faut s'implanter en Allemagne, nous le ferons, peut-être en association avec un plasturgiste d'outre-Rhin", assure Bertrand Bourgois. La mise de fond risque d'être lourde.

Engagée dans une indispensable course à l'internationalisation, la firme doit aussi investir en France. Une nouvelle unité de 200personnes à Sochaux, partagée avec le spécialiste du textile Treves, commencera à la fin de l'année la production des panneaux de porte pour la remplaçante de la Peugeot405. Un investissement de 60millions de francs.

Pour mieux coordonner ses activités en Europe, Reydel est en pleine réorganisation. Il a inauguré au printemps dernier un nouveau bureau d'études à Seclin, à quelques kilomètres de Gondecourt, qui centralise les études pour les différents clients. Le centre abrite déjà une centaine de personnes, dont la moitié d'ingénieurs. Reydel emploie au total 260ingénieurs et cadres, contre 150 en 1991. Une trentaine ont été recrutés cette année. Le budget de R&D se monte à 5% du chiffre d'affaires (2,5% en 1991).

Même si la Sogedac, la centrale d'achats de PSA, se félicite du redressement de Reydel et de son niveau technologique, des interrogations demeurent. Le programme d'investissements est coûteux (80-90millions cette année, 100millions en 1995 et en 1996). Les concurrents, tels Sommer-Allibert ou le nouvel ensemble allemand Eurotec-Kautex, filiale de Klöckner, ont les reins plus solides. Un nouveau partenaire financier pourrait donc à terme entrer dans le capital, directement ou au sein du holding familial, la Compagnie financière de Turenne, qui contrôle la société.

Alain-Gabriel VERDEVOYE





USINE NOUVELLE - N°2471 -

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