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L'Usine Santé

Réunion au sommet entre le gouvernement et l’industrie de la santé

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Ce lundi 11 avril, Le Premier ministre Manuel Valls a réuni plusieurs ministres et représentants industriels pour échanger sur le secteur de la santé. Parmi leurs priorités : valoriser et redresser la production française, et favoriser l’utilisation des données de santé.

Réunion au sommet entre le gouvernement et l’industrie de la santé © Elliott Brown CC Flickr

Chaque année, les relations entre le gouvernement et les industriels de la santé se tendent lors de la publication, à l’automne, du nouveau budget de la Sécurité Sociale (le PLFSS) et son lot d’économies via des baisses de prix imposées aux médicaments… Avant de revenir au beau fixe au printemps, à l’occasion du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). 2016 n’a pas failli à la règle.

Initié par Nicolas Sarkozy, le CSIS, dont la septième édition s’est tenue ce lundi 11 avril, a permis à Manuel Valls et trois ministres d’échanger avec 45 représentants du secteur sur les enjeux stratégiques de la France dans la santé.

Le résultat ? Quatorze mesures visant à renforcer la compétitivité et l’attractivité françaises pour les investissements en santé. Suivant quatre axes principalement mobilisés via le Comité stratégique de la filière (CSF) Santé afin de: "faciliter l'accès des patients aux innovations", "valoriser la production", "développer la recherche clinique et ouvrir l'accès aux données de santé" et enfin "renforcer le dialogue Etat-Industrie".

La situation "alarmante" de la France dans la production

Aux yeux de tous, l’urgence est de valoriser la production hexagonale. En augmentant la visibilité de nos capacités de fabrication de médicaments biologiques et de dispositifs médicaux innovants via la mise en place d'une "vitrine", sorte de catalogue qui sera proposé sous un label "Offre France".

Il était temps, pour le G5 Santé, le cercle de réflexion rassemblant les principaux industriels français du secteur (Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre, bioMérieux…). Malgré les efforts de la filière via le CSF, "avec le soutien efficace de Business France et des ambassades, les exportations reculent, les emplois diminuent", rappelle le G5 Santé. La situation est "alarmante" : "la France a longtemps été le premier producteur européen du médicament et elle a désormais reculé à la sixième place derrière l’Italie".

Le lieu de production devrait également être valorisé dans le prix des produits. Le gouvernement s’est ainsi engagé à mettre en œuvre l’article 18 de l’accord-cadre passé entre le syndicat des fabricants de médicaments (Leem) et l’organisme public fixant leur prix (CEPS), permettant d’y inclure la prise en compte des investissements de R&D et de production réalisés dans l’Union européenne.

Eviter des scandales sanitaires grâce aux données de santé

Autre avancée, promise par la loi Santé de janvier dernier de Marisol Touraine et confirmée par le CSIS : favoriser l’utilisation des données de santé. Dont les promesses sont grandes "dans les domaines de la recherche prédictive, de l’épidémiologie, de l’alerte sanitaire, de la santé publique et du suivi des traitements en conditions réelles d’utilisation", estime le Leem. Une "interface" devrait ainsi être instaurée pour définir "les aspects pratiques et juridiques" de l'accès aux bases de données de santé pour l'industrie à des fins de recherche.

Enfin, acteurs publics et privés promettent de se concerter pour mieux coordonner la recherche clinique, ces essais sur l’homme de médicaments avant leur autorisation, qui est de moins en moins menée au sein de l’Hexagone, faute d’une trop forte concurrence internationale.

Ne pas oublier le numérique !

Etat et industrie se promettent aussi de mieux dialoguer en amont de la régulation économique, afin d’éviter de futurs couacs lors des PLFSS. Avec la tenue d’un comité au moins trois fois par an pour échanger. "Nos grands voisins européens l’ont compris. Pour attirer les investissements en santé, il faut pouvoir offrir aux entreprises des perspectives et de la cohérence, insiste Patrick Errard, le président du Leem. Perspectives en termes de dynamisme de la recherche, de procédures d'accès au marché, de rémunération de l'innovation. Cohérence en termes de politiques publiques, notamment entre les objectifs de politique industrielle et les politiques de régulation, afin d’offrir l’image d’un pays où les principes conventionnels sont respectés et où la norme légale et réglementaire est capable de s’inscrire dans la durée."

Vice-président du CSF Santé et président du G5 Santé, Marc de Garidel, le PDG d’Ipsen, appelle néanmoins à ne pas oublier les filières émergentes d’avenir, comme le numérique en santé. "De nombreux produits innovants et beaucoup d’usages du numérique sont des leviers d’efficience puissants, des moyens d’obtenir des économies importantes, à condition d’anticiper, de réorganiser et de mettre en place les parcours de soins adaptés."  Le CSF Santé promet donc une nouvelle feuille de route lors de la réunion plénière prévue en juin avec le gouvernement.

Gaëlle Fleitour

 

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