Quotidien des Usines

Retia achèvera la dépollution de son site de Marseille en 2012

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Retia achèvera la dépollution de son site de Marseille en 2012
©Altivue - Site de l’Estaque.

« Nous devrions terminer la dépollution globale de notre site à l’automne 2012 », a annoncé Francis Rommelaere, directeur délégué de Retia, le 7 septembre, à l’occasion d’une visite du chantier que l’entreprise opère depuis 2002 sur le site de l’Estaque, à Marseille (Bouches-du-Rhône).

D’une superficie de 39 hectares, cet espace qui surplombe la rade portuaire en comptait 25 contaminés principalement par du plomb et de l’arsenic. A ce jour, la filiale de Total dont la mission est de réhabiliter des sites industriels en friche anciennement exploités par des sociétés du groupe (Atochem, Atofina ou Arkema) affirme avoir excavé, enfoui et confiné plus de 400 000 m3 de remblais sur un total qui devrait avoisiner à l’issue du chantier les 640 000 m3.

Ces volumes sont entreposés dans des alvéoles étanches dont deux sont déjà remplies et recouvertes. Les travaux ont été confiés à l’entreprise Buesa, de Béziers (Hérault).

Ouvert en 1883 par Rio Tinto, le site de l’Estaque qui a connu l’apogée de son activité dans les années 50-60 avant d’être définitivement arrêté en 1989 fabriquait des produits chimiques (sulfate de cuivre, sulfure de carbone, carbonate de soude, acide sulfurique, chlorométhane…).

Le démantèlement des installations s’est déroulé de 1989 à 1998. Les quantités à excaver ayant été fortement sous-estimées par les études en raison de la configuration particulièrement escarpée des lieux, le coût de ces travaux devrait avoisiner à terme les 40 à 50 millions d’euros, soit plus du double du montant initialement prévu.

Début 2013, Retia qui a sous sa responsabilité 35 sites en France devrait disposer d’une zone d’une dizaine d’hectares potentiellement aménageables. Les 4,5 hectares d’emprise des alvéoles resteront eux interdits au public et sous sa surveillance durant 30 ans.

L’intégralité du site historique de l’Estaque ne sera pas pour autant totalement dépolluée, Recylex, propriétaire des 110 hectares qu’exploitait Metaleurop jusqu’en 2001, doit mener le sien à bien…

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