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Restructuration de la branche défense d'EADS : Tom Enders prévoit "des mesures draconiennes"

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"Nous ne pourrons pas éviter de nouvelles réductions des coûts et des effectifs", a indiqué le patron d'EADS, Tom Enders, à propos de la branche défense du groupe. "En décembre, nous pourrons nous exprimer concrètement sur ce dossier", a-t-il annoncé.

Restructuration de la branche défense d'EADS : Tom Enders prévoit des mesures draconiennes © Wikipedia - C.C.

Le patron du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Tom Enders, a évoqué des "mesures draconiennes" pour sa branche défense, dans une interview à paraître ce lundi 28 octobre dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Le 31 juillet dernier, le géant européen, qui va adopter le nom de sa principale filiale Airbus, avait annoncé un regroupement de ses activités défense et espace pour améliorer sa compétitivité.

Des annonces attendues en décembre

"Nous ne pourrons pas éviter de nouvelles réductions des coûts et des effectifs", a souligné le patron du groupe, ajoutant : "nous allons maintenant travailler avec beaucoup d'ardeur sur les possibilités d'intégration et de synergie au sein de la nouvelle division".

"En décembre, nous pourrons nous exprimer concrètement sur ce dossier", a-t-il annoncé.

L'Allemagne visée par la restructuration

Les difficultés de l'activité défense sont liées à la perte de "volumes considérables de commandes", notamment en Allemagne, selon Tom Enders qui laisse entendre que les coupes envisagées par EADS pourraient en premier lieu concerner ce pays : "ce qui se passe sur les sites allemands dépend pour l'essentiel du carnet de commandes en Allemagne".

Le numéro un d'Airbus affirme attendre "un soutien" et non "des vents contraires" de la part du gouvernement allemand qui devrait être issu des négociations entre la l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel, victorieuse aux dernières législatives, et le Parti social-démocrate (SPD).

Tom Enders se montre critique à l'égard de son pays d'origine : "nous avons besoin de politiques qui agissent dans une perspective européenne et internationale, et non dans une logique nationale tatillonne".

Evoquant le déblocage demandé à l'Allemagne d'un prêt de 600 millions d'euros pour le futur long-courrier A350, qu'elle s'était engagée à verser, le patron d'EADS affirme: "pour nous, la question est réglée. Malheureusement, nous n'avons pas pu parvenir à un accord avec le gouvernement fédéral".

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