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Restauration collective : Recomposition au menu

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En achetant SHRM, le britannique Compass poursuit son ascension sur le marché français après l'acquisition d'Eurest France. Quand à la Générale de restauration, ses dirigeants viennent d'acquérir sa participation à la Générale des eaux.

Les entreprises citées

Une structuration menée tambour battant ! En quelques mois, les cartes viennent d'être en grande partie rebattues sur le marché français de la restauration collective. En cause, les mouvements de capital de quelques-uns des principaux acteurs de ce métier, qui pèse plus de 100 milliards de francs, à côté des 120 milliards de la restauration commerciale. Les dirigeants de la Générale de restauration viennent ainsi de signer un accord pour la reprise à la Générale des eaux des 47 % qu'elle détenait dans leur groupe (montant non dévoilé). En avril, le Crédit agricole (via UI) les avait épaulés par anticipation en souscription à une augmentation de capital. L'an dernier, le britannique Compass, au terme d'un feuilleton économico-financier qui l'avait mis aux prises avec le groupe Sodexho Alliance, avait déjà pris le contrôle d'Eurest France. En début de semaine, Compass (32 milliards de francs de facturations, chiffre multiplié par dix en cinq ans par acquisitions !), qui dispute à Sodexho Alliance le rang de leader mondial, a créé la surprise en prenant le contrôle de la société marseillaise SHRM. Numéro 4 français, celle-ci avait jusque-là tracé sa route en solitaire. Devant ces bouleversements, ses actionnaires familiaux (dont une partie voulaient vendre) en ont jugé autrement. Compass va mettre la main pour 2,1 milliards de francs (93,3 % de capital) sur cette entreprise qui réalise 3,8 milliards de francs de chiffre d'affaires, dont 60 % dans la restauration collective. Philippe Durand-Daguin, P-DG d'Eurest France, étroitement associé aux négociations d'achat de SHRM, voit dans l'opération " un moyen de peser plus, en termes d'achat, et de se rapprocher des conditions des deux leaders, ainsi qu'un certain nombre de synergies sur le plan fonctionnel ". De par leur complémentarité, les deux sociétés garderont une identité propre.

Un marché français atone

Réunies, elles assurent au britannique une place de choix sur le marché français et d'intéressantes perspectives à l'international, d'où les opérateurs attendent l'essentiel de la croissance à venir.. Car, depuis plusieurs années, la croissance du marché est atone en France. Sa pénétration, face à l'" autogestion ", stagne autour de 25 %, avec de fortes disparités (de 10 % en santé à 60 % dans le secteur " travail "). Si certains, comme Francis Markus, P-DG de la Générale de restauration, jugent qu'elle pourrait atteindre 30 %, les perspectives à court terme ne sont guère enthousiasmantes. Comme le note Michel Vigier, analyste au Crédit national dans l'une de ses études dans ce contexte, " l'effet de taille est un atout indéniable ( ) sur les coûts d'approvisionnement et la mise en place d'une logistique efficace ". Une leçon que semblent avoir compris tous les grands acteurs du secteur, alors que le premier d'entre eux ne pèse pas encore 10 % du marché. Pierre-Olivier Rouaud



USINE NOUVELLE N°2601

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