Ressources minières de l’espace : l’autre guerre des étoiles

Barack Obama a autorisé fin novembre l’exploitation de ressources minérales de l’espace, introduisant un droit de propriété qui n’existait pas une fois passée l’atmosphère de la planète Terre. Une décision controversée.

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Ressources minières de l’espace : l’autre guerre des étoiles

Après la mine, la grève? Cc - JD Hancock

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Une armée de Stormtroopers armés de foreuses, aux commandes de space-excavatrices à godets, pourrait bientôt se lancer dans une ruée vers l’or de l’espace. Le président américain Barack Obama vient en effet de ratifier une loi autorisant l’exploitation des ressources contenues dans les astéroïdes.

Et elles sont nombreuses. Des gaz (oxygène, hydrogène) qui permettraient de reconstituer de l’eau au plus proche des stations spatiales plutôt que de l’acheminer à grands frais à partir de la Terre. Mais aussi des métaux précieux - platine, or - et critiques. Le platine intéresse particulièrement deux sociétés américaines, qui ont commencé à travailler à la fois sur les engins et sur les techniques de minéralurgie dans l’espace. Très enthousiastes, Deep space industries et Planetary resources annoncent des missions d’exploration pour 2017, et l’extraction des premières onces de métal dès 2020.

Droit de propriété sur les ressources

L’US commercial space launch competitiveness act (HR 2262), qui a désormais force de loi, stipule que toute personne physique ou morale qui trouverait de telles ressources dans les corps célestes (astéroïdes, Lune) pourra en revendiquer la propriété et les rapporter sur Terre.

Un texte controversé

Mais les premières pépites rapportées par ces Stormtroopers mineurs pourraient être mises sous séquestre avant d'orner le front de la princesse Leia. Car le droit de propriété dans l’espace était jusque-là régi par deux traités des Nations unies, dont la compatibilité avec le nouveau texte américain n'est pas universellement reconnue. Un premier datant de 1967 sanctuarisait l’espace comme une propriété universelle. Il fut complété par un second réglant en 1979 le cas particulier de la Lune, accord que les Etats-Unis n’avaient pas ratifié.

Ces deux traités s’en tenaient à interdire l’appropriation de régions spatiales, d’astres ou de territoires, sans préciser le statut des ressources qu’ils renferment. Mais pour extraire ces ressources, il faut exploiter un bien universel. Et c’est à cette étape du process que la compatibilité des textes n’est pas si évidente.

Myrtille Delamarche

Myrtille Delamarche Rédactrice en chef web to print, chef de projet Indices & Cotations
Myrtille Delamarche

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