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L'Usine Energie

Réserves stratégiques : "La France fait un pari risqué"

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Entretien Selon le ministre de l’Economie François Baroin, le gouvernement français n’attend plus que le feu vert de l’Agence internationale de l’énergie pour puiser dans les réserves stratégiques de pétrole. Qui profiterait le plus de cette situation ? Jean-Luc Wingert, ingénieur conseil spécialisé dans les domaines de l'énergie répond à L’Usine Nouvelle.

Réserves stratégiques : La France fait un pari risqué © trekkyandy - Flickr- c.c.

L’Usine Nouvelle - En recourant aux réserves stratégiques, Eric Besson espère endiguer le renchérissement des cours du brut. Est-ce réellement possible ?
Jean-Luc Wingert -
Il paraît très étonnant de décider d’utiliser les réserves stratégiques maintenant. L’AIE a mis en place cette règle des 3 mois de réserves pour pallier des événements du type du premier choc pétrolier en 1973. Aujourd’hui nous ne sommes pas confrontés à ce type de situation.

En termes de logique économique, cela ne fait pas réellement sens mais elle tombe bien en période pré-électorale. Le gouvernement veut montrer qu’il cherche une solution.

Mais la France obtiendra-t-elle l’autorisation de l’AIE ?
Certainement, et je pense que le gouvernement s’en est déjà assuré. Ce serait un affront terrible que l’agence refuse d’accéder à sa demande, surtout en pleine campagne.

Mais en temps normal, l’AIE aurait considéré qu’il n’existait pas de raison valable pour que la France puise dans ses réserves. Elle n’a aucun véritable problème d’approvisionnement.

Cette mesure sera nécessairement provisoire, qu’adviendra-t-il ensuite ?
Ca soulagera un temps, mais n’influencera en rien les cours mondiaux. De façon imagée, cela revient à faire un emprunt sur le marché des carburants.

D’autre part, il faudra ensuite reconstituer ces réserves, comme l’exige l’agence. Le pays fait donc un pari risqué. Si le cours du pétrole baisse, ce sera bien joué, s’il continue à grimper, cela coûtera cher à la France.

Et le risque est plus élevé encore si d’autre pays imitent la France. Lorsque tous devront reconstituer leur stock, le cours augmentera mécaniquement.

Quelle autre réponse le gouvernement aurait-il pu adopter ?
Il n’existe pas de solution miracle. La seule réplique intelligente à la hausse du cours, c’est de réduire la consommation de carburants et de miser sur l’efficacité énergétique.

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1 commentaire

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29/03/2012 - 15h55 -

Que ne ferait-on pour garder le pouvoir. Ce type de mesure est ridicule qui va faire baisser artificiellement les cours du carburant avant les élections pour mieux les faire remonter après mais ce sera après.
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