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L'Usine Santé

Reprise partielle du site Galderma à Sophia Antipolis

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Depuis octobre 2018 le site Galderma à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) de Nestlé n’existe plus. Trois sociétés reprennent une partie des salariés (210 salariés sur 550) et s’installent dans des locaux mis en vente par le groupe Nestlé.

Reprise partielle du site Galderma à Sophia Antipolis
Le 20 septembre 2018 Nestlé a mis en vente la totalité de la division Nestlé Skin Health, pour se recentrer sur les produits d’alimentation, de boissons et de santé nutritionnelle.

Il y a tout juste un an le Groupe Nestlé décidait la fermeture de son centre de recherche européen en dermatologie à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) employant alors 550 salariés. Créé à l’origine par l’Oréal et Nestlé, Galderma s’était implanté à Sophia Antipolis en 1981. En 2014. Nestlé reprend la totalité des actions de Galderma, considéré alors comme le plus grand centre de recherches et développement sur la dermatologie dans le monde. L’établissement était rattaché à la division Nestlé Skin Health dédiée aux soins de la peau. Le 20 septembre 2018, coup de théâtre : Nestlé décide de mettre en vente la totalité de la division Nestlé Skin Health, pour se recentrer sur les produits d’alimentation, de boissons et de santé nutritionnelle. Nestlé Skin Health ferme ses laboratoires en Allemagne et en Suisse, et a commencé à démanteler son service marketing à Paris.

Trois repreneurs pour 210 emplois

Depuis un an, la mobilisation des salariés à Sophia Antipolis appuyés par les élus locaux a permis de trouver, avec le groupe Nestlé, des repreneurs pour une partie des salariés du centre. Si quatre repreneurs avaient été annoncés en juin pour la reprise de 300 salariés. Ils ne sont désormais plus que trois pour le maintien de 210 emplois. Le premier est le groupe allemand Nuvisan (325 salariés, 40 millions d'euros de chiffre d'affaires) spécialisé dans le développement de stade précoce de médicaments pour l'industrie des sciences du vivant. Il reprend une partie de la R&D du centre et 80 personnes pour renforcer ses capacités de bio analyse, d'analyse de données pharmaceutiques et son matériel destiné aux essais cliniques. Nuvisan ambitionne de devenir le leader européen de services intégrés de développement précoce de médicaments pour l'industrie pharmaceutique. Avec cette implantation, le groupe allemand y voit aussi un moyen de se rapprocher de ses clients basés en Europe du Sud.

De son côté, le groupe américain CDMO américain Syneos (Contract development and manufacturing organization), s'est engagé dans la reprise de 120 personnes. Comme Nuvisan, Syneos serait obligé de maintenir ces emplois et les salaires associés pour une durée de deux ans. Le troisième repreneur est Sodexo Energie et Performance qui intègre 10 personnes affectés à la maintenance du site.
Pour le reste, 150 salariés ont trouvé un autre emploi ou une activité, en CDI, une quinzaine créent des start-ups et autant rejoignent des spin-off, environ 80 personnes ont un projet de conversion ou entrent en formation. Une trentaine de salariés sont partis à Lausanne rejoindre Nestlé Skin Health. Et avec la vente de cette division par Nestlé, ils s’interrogent sur leur avenir.

Résilience de la technopole face aux fermetures de sites

Les vastes locaux du laboratoire (20 000 m²) seront occupés pour la moitié de la surface par les repreneurs. Nestlé, propriétaire du terrain et des bâtiments, aurait engagé leur mise en vente. La CCI Nice Côte d’Azur et la Communauté d’agglomération Sophia Antipolis souhaiterait y créer dans les locaux disponibles un parc d’activités à la vie.

Une fois de plus, la technopole, qui fêtera en 2019 le cinquantième anniversaire de sa création, a montré sa résilience face à des fermetures. Dans le passé, elle avait réussi à absorber la disparition de Digital Equipment et de Texas Instruments. Et, aujourd’hui, c’est au tour de Galderma mais aussi, on en parle moins, du départ de Dow Chemical après celui de Rhom and Hass et bien d’autres. Quoi qu’il en soit, la technopole continue à créer bon an mal an 1 000 emplois avec l’émergence de start-up et l’implantation de nouvelles enseignes comme Huawai, Renault et Daimler pour la voiture connectée. Sophia Antipolis compte aujourd’hui 2 300 sociétés et 38 000 emplois et a profondément changé l’économie azuréenne en l’orientant vers l’innovation technologique.

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