Reprise des intentions d’embauche au troisième trimestre

Encore un signe que la situation s’améliore : les intentions d’embauche ont sensiblement augmenté au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent. Bonne nouvelle : les intentions de recrutement en CDI repartent fortement. Cependant, sur un an, le recul se poursuit.

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Au troisième trimestre de 2009, les intentions d’embauche hors intérim (*) ont augmenté de 2,6 %, confirmant et amplifiant la reprise observée dès le deuxième trimestre de 2009 où la progression était déjà de 1,5%. En outre, le taux de croissance est plus important pour les CDI (+5,2 %) que pour les CDD de moins d’un mois (+2,5 %), et de plus d’un mois (+1,2%).

Cette tendance concerne, à quelques nuances près, toutes les entreprises quelle que soit leur taille. Dans les TPE, les intentions d’embauche en CDI augmentent de 2,5 %. Dans les PME et les grandes entreprises, elles progressent de 7,8 %.

+8,2 % dans l’industrie

L’amélioration des perspectives concerne tous les secteurs économiques. Ainsi, dans l’industrie, les intentions d’embauche de plus d’un mois augmente de 8,2 %. Dans certains secteurs comme la métallurgie, la fabrication de produits informatiques, de produits d’équipement électriques ou dans l’industrie chimique, le taux de croissance dépasse même 15 %. La variation est beaucoup plus mesurée dans les services (+ 3,1% pour les embauches de plus d’un mois), tandis que dans la construction la progression trimestrielle n’est que de 1,4 %. Autre bonne nouvelle : pratiquement tous les territoires sont concernés par ce changement positif de situation. Le Nord-Pas-de-Calais, la Guyanne et la Réunion font exception.

Signe de l’ampleur de la crise, sur un an, les intentions d’embauche continuent de reculer de 4,1 % (un trimestre plus tôt le recul annuel atteignait 7,8 %). La baisse reste particulièrement forte pour les embauches en CDD (- 20,9%). Dans l’industrie, la baisse est de 26,5 % ; 17,4 % dans le BTP et de 10,7 % dans le tertiaire.

Cela donne une idée du chemin qu’il reste à parcourir pour effacer les effets de la crise financière. De même, la reprise des intentions d’embauche n’indique pas une diminution à venir du chômage. Pour cela, il faudrait que les destructions d’emplois soient inférieures aux créations. On en est encore loin. La reprise des intentions d’embauche est une bonne nouvelle. A elle seule, elle ne suffit pas pour annoncer le printemps du marché de l’emploi.

Christophe Bys
(*) elles sont établies chaque trimestre par l’Acoss

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