Reprise des commandes... Sauf pour les équipementiers

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AÉRONAUTIQUE

REPRISE DES COMMANDES... SAUF POUR LES ÉQUIPEMENTIERS

Tirés par le civil et sauvés par les exportations, les carnets de commandes de l'industrie aéronautique et spatiale française se sont légèrement étoffés l'an dernier.



Il s'en est fallu de peu..., mais les providentiels succès à l'exportation, au dernier trimestre de 1994, des Airbus et des avions d'affaires de Dassault (vingt ordres de Falcon en novembre et décembre), ont sauvé de justesse d'une nouvelle déprime les carnets de commandes de l'industrie aéronautique. Ceux-ci affichent une hausse de 2,2%, à 90,9milliards de francs, selon les estimations du Gifas, le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales. Une embellie certes modeste, mais bienvenue après la dégringolade de 20% en 1993 qui avait suivi la commande de soixante Mirage2000-5 par Taiwan. Fait notable en 1994, le civil et le militaire font jeu égal dans les commandes, la part civile pesant même pour 70% dans les exportations (soit 16% de plus qu'en 1993). Les ordres des clients étrangers représentent au total 39,8milliards de francs, en hausse de 7,1%, alors que le marché intérieur recule de 1,3%. A l'origine de la reprise: l'amélioration de la santé des compagnies aériennes, qui bénéficient d'une reprise du trafic mondial et renouent avec les profits. Les avionneurs ainsi que les motoristes devraient en recueillir les fruits. Leurs carnets de commandes respectifs enregistrent des progressions de 14% et 9%. Fini, en revanche, la relative période de grâce connue par les fabricants d'équipements en 1992! Ils avaient bénéficié du rapatriement d'activités des donneurs d'ordres et d'une atténuation des phénomènes de déstockage. L'an dernier, ils ont encaissé une baisse de 19,4% de leurs commandes globales, à l'exportation (-26,3%) comme sur le marché national (-15,9%), qu'il s'agisse du terrain civil (-9,5%) ou militaire (-25,2%). L'étalement croissant des commandes dans le temps, avec, à la clé, l'adaptation de leurs plans de charge, s'est traduite par une forte réduction de l'emploi dans la branche. Environ 2700postes ont été supprimés en 1994, soit plus de la moitié de l'ensemble de la profession (5000). Les effectifs sont ainsi passés de 34750fin 1991 à quelque 26530 à la fin de l'année dernière, sur un total de 100500. Les perspectives de chiffre d'affaires des équipements pour 1995 sont donc des plus moroses, après une érosion de 4,1% en 1994, à 26,8milliards de francs. Ce repli touche l'ensemble du secteur depuis 1992. Le chiffre d'affaires non consolidé a diminué l'an dernier de 3,5%, à 105,7milliards de francs. Le Gifas table pour 1995 sur une nouvelle baisse de 2% en valeur, à 103milliards de francs. Nadine BAYLE





USINE NOUVELLE N°2493

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