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[Reportage] Inauguration de la LGV Paris-Bordeaux en fanfare

Olivier Cognasse

Publié le

Une inauguration réussie pour l’une des lignes LGV qui entrera en service demain, dimanche 2 juillet. Le train inaugural Paris-Bordeaux est arrivé à l’heure. Mais le futur de la LGV Bordeaux – Toulouse est loin d’être assuré.

[Reportage] Inauguration de la LGV Paris-Bordeaux en fanfare
Inauguration de la LGV Paris - Bordeaux
© olivier cognasse

Du beau monde et un esprit festif pour le départ du train inaugural en gare de Montparnasse. Les ministres Nicolas Hulot et Elisabeth Borne n’ont pas manqué le train suivis de près par le Comex de la SNCF. Sur le quai numéro 4 dès 7h45, une fanfare accompagne pendant une heure les heureux privilégiés qui montaient dans le premier train à relier en 2h04 Paris à la capitale de la Nouvelle Aquitaine. Et pouvaient tester les nouvelles rames Océane toutes neuves sorties de l’usine d’Aytré (Charente-Maritime) qui offrent le WIFI pour tous et davantage de confort.

Départ à 8h41 et à 9h33 précises, le TGV Océane entrait sur la nouvelle LGV après avoir traversé la Loire. Arrivée à Bordeaux prévue à 10h45, et même avec quelques minutes d’avance, selon certains. "C’est un comble, les trains vont arriver en avance. Ne passons pas d’un excès à l’autre", a ironisé Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire lors de l’inauguration aux bords de la Garonne.  Il a eu une pensée pour les hommes et les femmes qui ont travaillé sur ce chantier, mais  "il ne souhaite pas confondre vitesse et précipitation", notamment à propos du projet de LGV Bordeaux – Toulouse, même si l’Etat fera appel de la décision du tribunal administratif de Bordeaux qui vient d’annuler la déclaration d'utilité publique (DUP) d'un tronçon, situé au sud de la capitale de la Nouvelle Aquitaine.

"Le temps de la réflexion"

Devant la presse écrite, il a répété que le gouvernement et notamment son ministère allaient "prendre le temps de la réflexion. […]On ne veut pas être pointé par la Cour des comptes dans cinq ans. On est obligé de faire des choix", a poursuivi le ministre de la Transition écologique. Lors de son discours inaugural, il a manié l’humour en rappelant les problèmes financiers de la France. "Je vous ai amené le dernier rapport de la Cour des comptes qui n’était peut-être pas encore disponible dans la région."

Le Ministre a rappelé que son ministère allait étudier tous les projets et solutions. A commencer par la nécessité de "mettre la marchandise sur le rail. Car on ne peut pas en rester là". Mais aussi un transport du quotidien à l’heure et de qualité. Elisabeth Borne, la ministre des Transports a précisé qu’il ne fallait "pas oublier les 40% de français qui vivent en dehors des centres urbains. Il faut d’abord faire circuler les TER sans réduction de vitesse. On entend les demandes des élus et des territoires, a prévenu Elisabeth Borne. Mais en matières de dépenses publiques, il devrait y a voir une règle d’or pour l’Etat comme pour SNCF Réseau."

"Le TGV n’est pas seulement fait pour aller à la plage"

Les LGV Paris-Bordeaux et Paris-Rennes sont peut-être les dernières lignes à très grande vitesse à voir le jour – en dehors du contournement  Nîmes – Montpellier qui entrera en service en novembre prochain – avant bien longtemps, mais les élus concernés par cette révolution ferroviaire n’ont pas manqué d’en dire tout le bien qu’ils en pensaient. A commencer par le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui "préparait [cet évènement] depuis dix ans." Et de préciser que "le TGV n’est pas seulement fait pour aller à la plage, mais je veux qu’il soit un levier de croissance économique." Jean-Louis Gleyze, le président du département  de la Gironde n’en oublie pas pour autant "les lignes secondaires. Nous avons de vrais enjeux avec ces lignes qui viennent mailler le territoire."   

Mais la mise en service de deux lignes de train à grande vitesse le même jour, dimanche 2 juillet, est une première en France et en Europe. Et elle a demandé une organisation sans faille. "C’est une journée sur laquelle on travaille depuis dix ans, rappelle Guillaume Pepy, le patron de la SNCF. 40% des horaires des TER vont changer le même jour à la même heure." Un exploit qui en appelle d’autres. "On a besoin que le TGV aille jusqu’à Toulouse, sinon il v a y avoir une bagarre pour un deuxième aéroport", prévient Alain Rousset, le Président de la région Nouvelle Aquitaine. Le débat sur cette (ex-)future ligne ne s’éteindra pas de sitôt.

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