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RÉORGANISATIONDEUX GÉNÉRATIONS DE VÉHICULES SUR UNE LIGNED'ici à 1997, la Sovab, filiale de Renault, accueillera le remplaçant du Master dans son usine lorraine de Batilly. Petits volumes obligent, le nouveau véhicule et les anciens passeront sur les mêmes installations.

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RÉORGANISATION

DEUX GÉNÉRATIONS DE VÉHICULES SUR UNE LIGNE

D'ici à 1997, la Sovab, filiale de Renault, accueillera le remplaçant du Master dans son usine lorraine de Batilly. Petits volumes obligent, le nouveau véhicule et les anciens passeront sur les mêmes installations.



Faire passer sur une seule et même chaîne de montage des R18 et des Mégane! C'est un peu - toutes proportions gardées - le défi que devra relever la Sovab. D'ici à 1997, cette filiale de Renault, installée à Batilly ( Meurthe-et-Moselle), fabriquera en effet sur une seule chaîne les petits utilitaires "B" de RVI, les Trafic, les Master et le X70, remplaçant du Master. Les cadences journalières prévues - 300 véhicules sur l'ensemble de l'usine - ne justifiaient pas l'installation de deux chaînes distinctes et la construction d'un nouveau bâtiment. D'ici à 1997, Renault aura investi 1,5milliard de francs dans la modernisation de cette usine, qui n'avait pas participé à un lancement de véhicule depuis sa création, voilà dix ans. Au total, les installations de tôlerie bénéficieront de 700 millions de francs d'investissements pour accueillir les activités de ferrage liées au nouveau véhicule. Les installations de peinture et traitement de surface sont elles aussi entièrement modernisées, avec notamment la construction d'un tunnel de bains de cataphorèse. Difficile, face à ce lourd programme d'investissements, de pousser plus loin les dépenses. Mais comment faire passer sur les mêmes installations des véhicules des années 80 et du milieu des années 90? Les hommes des bureaux d'études centraux de Renault sont obligés, en même temps qu'ils travaillent sur le X70, de "se préoccuper du Trafic", comme l'explique Gilbert Piguet, chef du service technique de la Sovab. Une première! C'est surtout au montage que se posera le problème de la coexistence de véhicules de générations différentes. Conséquence de l'évolution des rapports des constructeurs avec leurs équipementiers, ce sont des sous-ensembles bien plus complets qui arrivent aujourd'hui dans l'usine par rapport à il y a quinze ans. Ainsi, le plafonnier du Trafic, livré actuellement éclaté en une demi-dizaine de pièces, arrivera entièrement assemblé pour le X70. Or pas question de passer beaucoup plus de temps sur le montage du plafonnier du Trafic que sur celui du nouveau véhicule. "Nous allons sans doute devoir modifier les niveaux d'assemblage de certaines pièces", reconnaît le chef des services techniques. Mêmes types de problèmes avec les pédaliers ou les planches de bord. Alors que, avec le Trafic, les opérateurs montent tous les composants de la planche sur le véhicule et ferment le tout par la carcasse de la planche, sur le X70, ils n'auront plus qu'à insérer une planche entièrement équipée.

Le montage du moteur en un seul mouvement

"Nous sommes en train de réfléchir à ce que feront les opérateurs quand ils se trouveront devant des X70 avec moins de tâches à effectuer que sur les Trafic", explique Gilbert Piguet. A l'étude, l'installation en bord de chaîne de petits postes de préparation de vitres ou d'habillage de panneaux de portes. Des pièces dont le montage sur le véhicule devra être le plus proche possible pour éviter les allées et venues excessives. Recherche d'une meilleure organisation possible: préparation et montage du moteur seront demain installés à proximité l'un de l'autre. Les deux opérations se déroulant aujourd'hui aux deux extrémités opposées du bâtiment. Ce n'est pas tout. L'opération de montage du moteur elle-même va être modifiée. S'il ne sera pas économiquement possible - insuffisance des cadences oblige - d'installer un système de monte entièrement automatisé de l'ensemble du dessous de caisse, l'opération de montage du moteur se fera en un seul mouvement. Ce qui impliquera de prévoir des modifications sur le Trafic. "L'installation des moteurs est aujourd'hui manuellement assistée par approches successives", explique le chef des services techniques. Concrètement, les opérateurs sont obligés de tâtonner un peu pour placer le moteur à sa bonne place. Certains tuyaux et câblages venant heurter la tôle, il faut les pousser. Résultat: le moteur du Trafic va être légèrement modifié pour pouvoir lui aussi être installé en un seul geste. Certaines fixations du moteur du X70 étant automatisées, il faudra également adapter celles du Trafic pour que les opérateurs n'aient pas d'avantage de manipulations à faire. On le voit, pour s'adapter aux exigences d'un véhicule des années90, les modifications seront nombreuses. Recherche d'une plus grande efficacité oblige, la Sovab a cherché à capitaliser l'expérience de son usine. Les opérateurs ont été consultés sur les difficultés qu'ils rencontraient à tous les stades de la fabrication. Les 127fiches qu'ils ont rédigées ont été transmises à l'équipe projet. Objectif de bon sens: que les problèmes d'aujourd'hui ne se rencontrent plus avec le véhicule de demain. Rendez-vous en 1997 pour voir tourner les nouvelles installations. Juliette GHIULAMILA



Gérer la diversité

Conséquence de la fermeture du site Chausson de Creil, la Sovab réintégrera en mars prochain la totalité de la fabrication des Trafic, aujourd'hui partagée entre la Lorraine et la région parisienne. Un transfert d'activité qui va faire monter les cadences journalières sur ce véhicule de 110 à 190 et qui obligera surtout la Sovab à gérer une très grande diversité de références. L'usine de Creil s'était en effet jusqu'ici spécialisée dans la diversité sur les Trafic, fabricant des fourgons hauts, courts, des doubles cabines, des châssis simples... Pour mieux gérer cette diversité, qui s'ajoute aux 900 types de Master et aux 1050types de "B" que fabrique déjà la Sovab, un système particulier a été développé, notamment pour l'atelier de peinture. En fonction du type de véhicule qui arrive, un automate module la charge de courant pour que la couche de peinture déposée soit la même, quel que soit le volume à peindre.

USINE NOUVELLE N°2525

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