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L'Usine Aéro

Rentrée tonitruante pour l'aéronautique

Olivier James , , , ,

Publié le

La nouvelle usine d’Airbus, la réglementation concernant les drones, la passe difficile de Zodiac, le marché atone des hélicoptères, les faibles ventes de l’A380… La rentrée s’annonce chargée pour l'aéronautique. 

A peine remis du salon du Bourget, le bon élève de l’industrie française n’aura pas profité de la trêve estivale pour se faire oublier. Le secteur a distillé tout au long de l’été une actualité riche et variée. Bilan ? Une bonne dose de rachats (l’hélicoptériste Sikosky par Lockheed Martin, l’équipementier Precision Castparts par le milliardaire Warren Buffett), une vente record d’avions (les 250 Airbus A320neo pour la compagnie IndiGo) et une information qui a dû donner au patron d’Emirates le sourire (un A380neo verra bien le jour).

© Airbus

        Le départ des pièces de l'A320 du port d'Hambourg pour l'usine de Mobile où il sera assemblé

 

Les bonnes nouvelles sont aussi venues des étoiles : alors que l'Agence spatiale européenne (ESA) signait début août les premiers contrats de développement d’Ariane 6, la Nasa faisait au même moment déguster aux habitants de la station spatiale internationale (ISS) leur première salade cosmique. Seul le terrible crash d’un ATR 42 en Indonésie aura révéler dans cette actualité la facette la plus sombre du secteur. L’été fut dense, la rentrée promet de l’être tout autant.

Airbus inaugure son site d’assemblage américain

Le 14 septembre marquera une nouvelle étape dans la guerre commerciale à laquelle se livrent Boeing et Airbus. L’avionneur européen inaugurera ce jour-là une usine d’assemblage à Mobile (Alabama) dédiée à la famille des A320. Après la Chine (Tianjin), Airbus s’implante une nouvelle fois hors Europe pour développer des ventes sur les terres historiques de son rival américain ultra majoritaire.

Pour Airbus, le défi est autant industriel que logistique : ce site doit absorber une partie de la hausse continue des cadences de production de l’appareil le plus vendu du groupe, via un acheminement coûteux des pièces depuis l’Europe par bateaux. Airbus a déjà prouvé qu’il était capable de contrôler une telle stratégie avec son site chinois. Le défi est aussi, et surtout, commercial, dans la mesure où ce site vise à grignoter des parts de marché à Boeing. Les prochaines commandes des compagnies aériennes américaines seront sources de belles batailles.

Zodiac cherche à sortir d’une zone de turbulences

Alors que Zodiac s’efforce depuis plusieurs mois de résorber les retards de livraisons de ses sièges d’avions, il a dû affronter mi-juillet un événement imprévisible : une explosion sur son site américain de Newport (état de Washington), spécialisé dans les pièces composites. L’usine aurait depuis retrouvé un niveau de production proche de la normale selon le groupe. Mais c’est un nouveau coup dur pour l’équipementier, en pleine crise de croissance, qui doit faire face aux coûts élevés induits par les mesures de rattrapage des retards de livraison.

Les résultats financiers du quatrième trimestre présentés mi-septembre – l’exercice 2014-2015 du groupe se clôt fin août – sont donc très attendus. Olivier Zarrouati, le Pdg, misait sur un retour à la normale fin août. Il a dans le même temps procédé à une réorganisation interne pour renforcer la solidité du pilotage. Parviendra-t-il à redresser le résultat opérationnel et à retrouver rapidement la confiance de ses clients et des investisseurs ? Les prochaines semaines seront déterminantes.

Les ventes de l’Airbus A380 pourraient décoller au salon du Dubaï

Le bon niveau des commandes pour Airbus lors du dernier salon du Bourget ne doit pas cacher une faiblesse persistante et de taille : l’A380, dont pas un seul exemplaire n’a été vendu lors du grand raout aéronautique. Le superjumbo atteint les 317 commandes depuis sa création. Le pdg d’Airbus, Fabrice Brégier, s’il maintient sa confiance dans ce programme, admet que celui-ci a peut-être vu le jour dix ans trop tôt.

Le Dubai Airshow, organisé du 8 au 12 novembre, pourrait-il inverser la tendance ? Une question que doivent se poser les dirigeants d’Airbus, qui n’a pas vendu le moindre A380 cette année. Si une version plus dense a déjà été évoquée, Fabrice Brégier a annoncé cet été qu’une version neo – c’est-à-dire avec de nouveaux moteurs – pourrait voir le jour entre 2020 et 2025. De quoi satisfaire le patron d’Emirates, le principal client de l’A380, qui le demande ardemment.

Le marché des hélicoptères à la peine

Si le secteur aéronautique se porte comme un charme, certains segments sont en décroissnace. C’est le cas des hélicoptères. Les livraisons ont chuté de 14% entre 2013 et 2014 (soit de 2291 à 1967 appareils), selon les chiffres du cabinet de conseil en stratégie AlixPartners. Le marché civil pourrait décroître de 3% en 2015.

En cause : le secteur parapétrolier, l’un des principaux clients du marché des hélicoptères, dont l’activité ne cesse de baisser en raison de la chute du cours du pétrole engagée depuis plusieurs mois. Le salon Helitech, du 6 au 8 octobre à Londres, sera l’occasion de prendre la température du secteur. Les prises de commandes seront-elles au rendez-vous ?

Les drones attendent leur nouvelle réglementation

Y aura-t-il une nouvelle réglementation drones pour Noël ? La question se pose, alors qu’est toujours attendue pour cette année la nouvelle réglementation encadrant l’utilisation de ces engins, devant succéder à celle de 2012. Plus précisément, ce sont des arrêtés qui définiront le nouveau cadre règlementaire des drones civils. Selon nos informations, la nouvelle mouture permettra de faciliter l’usage des engins, en particulier en ce qui concerne les autorisations préfectorales.

En parallèle, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) publiera fin septembre un rapport, dans la droite lignée de celui de janvier dernier, qui décrira les meilleures réponses à donner à la menace drone. Le nouveau document prendra mieux en compte la multiplication des survols illégaux et devrait définir de nouvelles réponses juridiques. Alors que certains pays, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni accélèrent en matière de drones, la filière française tente de trouver sa voie, entre une répression plus forte et une utilisation plus souple.

Olivier James

 

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