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PME-ETI

Rentabilité en baisse pour presque la moitié des ETI françaises

Elodie Vallerey , ,

Publié le

L’incertitude économique est devenue le principal frein à la croissance de ces entreprises.

Rentabilité en baisse pour presque la moitié des ETI françaises © D.R.

Acteurs majeurs de l’économie française, les quelque 4 000 Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) françaises prennent la crise économique de plein fouet. Selon l’enquête de PwC dédiée aux ETI, elles font face à une baisse de leur rentabilité et de leur trésorerie, et ralentissent leurs investissements comme leurs recrutements.

Les incertitudes sont devenues, plus que jamais, un frein à leur développement économique. Ainsi, le manque de visibilité devient le principal frein à leur activité, au même titre que le niveau des charges sociales. Le coût des matières premières, qui était le second frein au développement des ETI l’année dernière, perd 9 points cette année.

Les dirigeants des ETI interrogés sont inquiets face à la conjoncture économique française et européenne. Seuls 26 % gardent le moral, contre 48 % l’année dernière à la même époque. 68 % restent optimistes quant à la croissance de leur propre entreprise (84 % l’année dernière).

Hausse du chiffre d'affaires mais baisse de la rentabilité

Côté rentabilité, la tendance est à la baisse générale, avec une dégradation de 43 % ces trois derniers mois. Selon Bernard Gainnier, associé PwC responsable du développement, "si 42 % des dirigeants d’ETI déclarent avoir connu une progression de leur chiffre d’affaires lors des trois derniers mois, ils sont aussi 43 % à souligner une rentabilité en baisse (contre 26 % l’année dernière) et 34 % un niveau de trésorerie en baisse (contre 19 % en 2011). Ce constat est inquiétant, surtout au regard des perspectives de croissance actuelles, qui restent faibles dans la zone euro".

La progression des carnets de commande et des investissements est environ deux fois moins élevée qu’en 2011. Par conséquent, 30 % des ETI annoncent des recrutements en baisse ces trois derniers mois.

Interrogés sur les propositions faites par le Parti socialiste lors de la campagne présidentielle, les dirigeants expriment une nette préférence pour une baisse des cotisations chômage pour les entreprises qui favorisent les emplois pérennes (CDI contre intérim et CDD). Et satisfaction pour le nouveau gouvernement Ayrault : les ETI se déclarent enthousiastes à la création de la banque publique d’investissement qui sera mise en place en 2013.

Fiscal : harmonisation européenne et stabilité recommandées

Les ETI déclarent qu’elles ne recherchent pas tant un taux d’imposition réduit (seuls 29 % le citent comme prioritaire) qu’une harmonisation au niveau européen en matière d’imposition de sociétés (prioritaire pour 59 % des ETI) et une stabilité des mesures fiscales (49 %), afin de renforcer la prévisibilité de la fiscalité à laquelle elles sont soumises.

"Pour les dirigeants d’entreprise il est essentiel de pouvoir anticiper. Aujourd’hui, de nombreuses questions se posent en matière de fiscalité, les choix à venir du gouvernement sont très attendus, car ils impacteront les décisions des ETI en matière d’investissement et d’emploi", prévoit Bernard Gainnier.

Méthodologie

Enquête réalisée par l’Ifop pour PwC du 1er au 18 juin auprès de 201 dirigeants d’ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire). Une Entreprise de Taille Intermédiaire est une entreprise qui a moins de 5000 salariés, et soit un chiffre d’affaires n’excédant pas 1,5  milliards d’euros, soit un total de bilan n’excédant pas 2 milliards d’euros.

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1 commentaire

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07/07/2012 - 18h13 -

Selon l'OCDE nous avons approximativement 3.500 ETI, alors que nos voisins allemands et italiens en détiennent deux fois plus ! Ceci est d'autant plus consternant que le nombre moyen de leurs salariés atteignent 1.000, alors qu'en France ce nombre se limite à 750 !
Aussi, selon les professionnels de la finance, cet état de fait est dû à de multiples raisons, notamment :
- que bon nombre de nos entreprises se satisfont du marché domestique, négligeant le développement à l'international.
- que nos grands Groupes ont développé dans leur sillage un tas de sous-traitants dépendants exclusivement de ces mêmes sociétés.
- Egalement et curieusement en raison d'un financement en fonds propres trop important, alors même que pour se développer à l'international, il est nécessaire de financer ses projets aux moyens de financements étalés sur cette même période.
- Enfin que nos "petits entrepreneurs" visent souvent à céder leur entreprises à un tiers, de sorte à générer une Plus-value, pour parfois aller s'ennuyer dans la banlieue sud-est de Bruxelles !
A mon avis, le bon sens voudrait plutôt que l'on cède l'entreprise aux managers et / ou à leurs enfants, de sorte à assurer le bon développement de l'entreprise, en y voyant un outil à long terme !
Très Cordialement.
François Mécheri
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