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Renforcement du contrôle des chômeurs : le ministre du Travail provoque la colère des syndicats

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Vidéo François Rebsamen a demandé ce mardi 2 septembre à Pôle Emploi de "renforcer les contrôles" pour vérifier que les chômeurs "cherchent bien un emploi", estimant qu'une "sanction" était nécessaire dans le cas contraire. La CGT, FO et la CFDT ont vivement critiqué les propos du ministre du Travail.

Renforcement du contrôle des chômeurs : le ministre du Travail provoque la colère des syndicats © Parti Socialiste - Flickr - CC

Avec 3,424 millions de personnes sans emploi recensées au mois d'août, un record, les propos du ministre du Travail passent mal. "Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi", a déclaré François Rebsamen ce mardi 2 septembre sur i-Télé. "Il faut qu'il y ait, à un moment, une sanction", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la difficulté de pourvoir à certains postes et sur la possibilité de changer les règles d'indemnisation du chômage, François Rebsamen a rappelé qu'être "chômeur au sens du bureau international du travail" c'est rechercher un emploi. Cette mission, à la portée de Pôle emploi, selon le ministre, nécessite un "état d'esprit différent, des convocations et des vérifications (...) Sinon on est radié".

Il n'est pas possible, dans un pays "qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail", d'avoir des gens qui ne cherchent pas d'emploi, a-t-il ajouté, précisant qu'il y en avait mais que ce n'était "pas la majorité". François Rebsamen a toutefois nuancé son propos en soulignant les "problèmes de salaires" et "d'adéquation" rencontrés par certains chômeurs auxquels sont censées répondre les "formations prioritaires" mises en place par le gouvernement.

Vives réactions des syndicats

Tour à tour, les syndicats sont montés au créneau. Eric Aubin, membre de la direction de la CGT chargé de l'emploi, a accusé le gouvernement d'avoir trouvé comme "seule solution" pour faire baisser les chiffres du chômage de "sanctionner les chômeurs".

Le syndicaliste estime que le chiffre de 350 000 emplois non pourvus cité par le ministre du Travail ne s'appuie que "sur des projections" qui ne prennent pas en compte "la nature" des emplois en question, révélant un "manque de sérieux" de la part du gouvernement. "Il ne s'agit pas de 350 000 emplois à temps plein", a-t-il expliqué à l'AFP.

Même son de cloche du côté de Force Ouvrière : "si la politique de l'emploi de notre gouvernement, c'est simplement stigmatiser des chômeurs, franchement, je trouve que c'est assez pathétique", a confié Stéphane Lardy, secrétaire général de FO chargé de l'emploi.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, s'est de son côté dit "atterré" par les propos du ministre du Travail. "Ma pensée va aux gens que je connais, jeunes et moins jeunes, qui cherchent du boulot désespérément et attendent des responsables politiques et du patronat des solutions en termes d'emploi et se voient stigmatisés", a indiqué le leader de la CFDT interrogé dans le Talk-Orange Le Figaro.

Rebsamen - 02/09/2014 à 08h30

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