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René Ricol, commissaire général à l'investissement: le gendarme du grand emprunt

Solène Davesne

Publié le

Pour présider aux destinées du grand emprunt national, Nicolas Sarkozy ne pouvait désigner qu'un homme de confiance. René Ricol en fait assurément partie. Lors de son passage à la médiation du crédit, où il avait été propulsé en pleine tourmente financière, cet expert-comptable a réussi à impressionner le chef de l'Etat.

D'octobre 2008 à octobre 2009, il a contribué à éviter la faillite de plus de 10 000 entreprises. Depuis, il avait passé la main à Gérard Rameix pour reprendre, affirmait-il sans tout à fait convaincre, les rênes de son cabinet d'audit, installé sur la prestigieuse avenue Hoche, à Paris. Après avoir remonté les bretelles des banquiers, René Ricol, 59 ans, va donc cette fois-ci surveiller de près les 35 milliards d'euros du grand emprunt. Placé sous l'autorité de Matignon, c'est lui qui assurera la gestion opérationnelle de cette manne, équivalant à 1,8 % du PIB, qui doit aller, entre autres, aux universités d'excellence et à la recherche. Son rôle : distribuer les fonds sur le terrain et vérifier qu'ils sont utilisés à bon escient sans être détournés par l'Administration pour financer d'autres dépenses moins prioritaires. A lui aussi de démontrer la rentabilité de chaque euro engagé. Il sera épaulé par un comité de surveillance, présidé par Michel Rocard et Alain Juppé.

Ce rôle de gendarme est moins politique et plus administratif que celui de médiateur du crédit. Mais il offre un poste d'observation stratégique. Bouillonnant, ce père de six enfants va devoir se policer un peu. « Je suis avant tout un spécialiste des chiffres et un praticien », répète à l'envi cet homme, dont le carnet d'adresses très étoffé comprend autant d'hommes politiques que de patrons du CAC 40. A la médiation du crédit, il n'hésitait pas à plonger dans les comptes des sociétés en difficulté pour convaincre les banques de les soutenir. Un pragmatisme dont il aura une nouvelle fois besoin. Mais déjà, René Ricol regarde au-delà du grand emprunt. Nicolas Sarkozy lui a confié une autre mission. Réfléchir à la cohérence de toute la politique d'investissement de l'Etat.

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