Renault sur tous les fronts à l’international

Rachat finalisé d’AvtovaZ, implantation renforcée en Inde ou véhicules électriques en Chine, le constructeur automobile français mise sur l’international en pleine crise des ventes européenne.

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Renault sur tous les fronts à l’international

S’il a annoncé que 40% des investissements industriels seront effectués sur le sol français en 2012, Carlos Ghosn a mis jeudi 16 février un fort accent sur la dimension internationale de Renault. Le groupe poursuivra cette année son développement en Inde, en Chine mais aussi en Amérique Latine et en Russie.

En 2011, 43,1% des ventes du groupe français ont été opérées à l’international, soit une hausse de 5 points par rapport à 2010. Et face à un marché européen atone et en surcapacités chroniques, le constructeur au Losange fonde pleinement sa croissance sur les BRIC.

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Pays en forte croissance automobile, la Russie a offert au groupe ses meilleurs profits unitaires l’année dernière. L’Alliance Renault-Nissan y a écoulé 880 000 véhicules et détenait alors 5,8% des parts de marché (VP+VUL). L’objectif de Renault est d’atteindre 8% en 2016.

Le groupe finalisera dans les prochaines semaines la prise de contrôle du constructeur local AvtoVAZ et lancera cette année la production locale du Koleos et de la Latitude. Renault compte couvrir l’intégralité du spectre automobile en Russie, de segments inférieurs au low-cost.

La commercialisation du Duster devrait dès le mois de mars permettre à Renault de renforcer ses parts de marché. "Nous inaugurerons bientôt à Togliatti, en partenariat avec AvtoVAZ, une nouvelle ligne de production basée sur la plateforme M0 [la plateforme qui soutient la gamme low-cost Entry, ndlr]. Les premiers véhicules sortiront cette année des chaîne sous la marque Lada" a expliqué Carlos Ghosn, lors de la présentation des résultats annuels du groupe jeudi dernier.

100 000 unités sur le site de Curitiba

L’autre eldorado du groupe, c’est le Brésil, devenu en 2011 le second marché de Renault, après la France. Les ventes ont bondi de 21% et le constructeur vise les 8% de parts de marché, officiellement en 2016, mais probablement dès 2015. "La région constitue une solide base de profitabilité et de croissance pour le groupe" a souligné Carlos Ghosn.

La gamme Entry constitue le gros des ventes sur place, avec un positionnement des modèles sous le badge Renault, plus haut de gamme. L’un des secrets de la gamme, c’est l’amortissement de nombreuses pièces sur différents modèles comme le Clio ou Mégane produits en grande série.

Eléments comme véhicules sont aujourd’hui produits sur place. En 2012, la capacité de production du groupe augmentera de 100000 unités sur son site de Curitiba. Renault commence à compter sur sa filiale colombienne, avec 47 000 ventes en 2011 et "de solides bases de croissance" selon Carlos Ghosn.

La gamme Entry sert de base à cette conquête internationale, avec notamment le Duster. Son lancement en Inde, en septembre, marque un point d’orgue dans l’année de Renault à l’international.

Autre modèle mis en avant, en Russie ou en Inde, le Koleos. Le choix est simple : les tout-terrains comme la plateforme robuste des modèles Entry s’adaptent aux conditions de circulation des BRIC.

L’autre clé pour Renault, c’est l'alliance avec Nissan. En Inde, le Français profite des installations de Chennai, après un accord malheureux avec un partenaire local, Mahindra.

Un tarif plus proche de la moto

Si la gamme Entry sert de base pour conquérir ses marchés, Renault joue pleinement la carte de l’adaptation aux exigences locales. En Inde, le constructeur au Losange travaille sur une petite citadine qui se placera sous la Pulse, avec un tarif plus proche de la moto que de la voiture.

En Chine, le Français va plus loin. "Le gouvernement chinois a dit récemment qu'il n'est pas possible d'augmenter des capacités ou de s'implanter en Chine sans apporter certaines innovations. Nous savons que nous devrons amener le véhicule électrique en Chine" a confié Carlos Ghosn la semaine dernière. Le projet n’est cependant qu’une esquisse.

Un bémol apparaît : la Corée du Sud. Face aux constructeurs locaux très dynamiques, Renault et ses modèles Samsung ont plongé l’année dernière, enregistrant des pertes. Un plan de réduction des coûts a été déployé en janvier, a détaillé le directeur délégué aux opérations extérieures Carlos Tavares.

L’objectif ici est de mieux intégrer les fournisseurs locaux et revoir le plan de charge de l’usine de Busan. En 2011, Renault a écoulé en Corée du Sud 109 221 véhicules, soit une baisse de 27 %.

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