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L'Usine Maroc

Renault songe à arrêter un de ses véhicules Dacia, ceux de Tanger sont sur la sellette

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Publié le , mis à jour le 16/09/2014 À 09H00

Le constructeur français a lancé une  analyse   stratégique sur ses modèles familiaux low-cost dans le monde et pourrait arrêter la fabrication de certains d'entre-eux, selon Les Echos. A ssemblés exclusivement au Maroc, le monospace  Lodgy ainsi qu'une des versions du Dokker  font partie des trois véhicules passés en revue.  

Renault songe à arrêter un de ses véhicules Dacia, ceux de Tanger sont sur la sellette
Assemblage Dacia Lodgy dans l'usine Renault Tanger au Maroc
© Renault

Trop de véhicules low-cost chez Renault ? C’est ce qu’a indiqué au quotidien Les Echos Arnaud Deboeuf, responsable de la gamme Entry de Renault cité dans un article paru ce lundi 15 septembre.

En cause ? Les véhicules familiaux qui se vendent peu ou mal, à savoir le break Dacia MCV, le monospace familial Lodgy et enfin la version grand public ("Combispace") de l’utilitaire Dokker.

De quoi susciter des interrogations au Maroc. En effet, deux de ces trois véhicules sont fabriqués au niveau mondial exclusivement dans l’usine de Tanger ouverte début 2011, à savoir le Dokker et Lodgy. A noter que concernant le Dokker, seule la version grand public serait donc concernée.

Lancé en avril 2012, Lodgy, souffrant notamment de son design, n’a jamais trouvé son public. La production de ce monospace fabriqué à Tanger (et que le Maroc va adopter pour ses grands taxis) a reculé de 40 % au premier semestre.

Cette analyse, rapporte Les Echos, s’inscrit dans le cadre plus large d’une revue de la gamme Entry et de son dispositif industriel, notamment autour de la Méditerranée.

En Europe, les usines fabriquant cette gamme se trouvent en Roumanie (Pitesti), en Turquie (Bursa), Russie (Moscou et bientôt Togliatti) et enfin au Maroc.

Le constructeur français est notamment confronté à la hausse des coûts en Roumanie dans l’usine de Pitesti. Après avoir progressé de 26 % en quatre ans, ceux-ci atteignent 950 euros par salarié et par mois. À Bursa, ce chiffre s’élève à 925 euros, selon Les Échos.

LE COÛT HORAIRE NE FAIT PAS TOUT

A l’autre bout de l’échelle, l’usine marocaine située à Melloussa à 20 km de Tanger Ville et 35 km du port TangerMed affiche un coût moyen de 350 euros mensuels par salarié.

Mais en matière industrielle, on le sait, le coût horaire ne fait pas tout. Il faut compter avec la proximité et la quantité de fournisseurs, les facilités logistiques ou encore le niveau de cadence.

Pour être rentable, une ligne doit surtout approcher de sa capacité maximale avec un taux de non qualité tendant vers zéro comme l’expliquait à L'Usine Nouvelle Paul Carvalho directeur du site de Tanger ce printemps.

En cas d’arrêt d’un des véhicules assemblés à Tanger se poserait donc la question de la charge de l’usine alors que voilà un an presque jour pour jour, une deuxième ligne était venue, comme prévu, compléter la première qui fabrique les Dokker et Lodgy.

Cette seconde ligne assemble la nouvelle version de la Sandero. Ce véhicule, fabriqué dans plusieurs usines du groupe Renault et de ses partenaires, connaît au contraire un vrai succès commercial. Sandero est notamment assemblée dans l'autre usine marocaine du groupe, la Somaca à Casablanca, bien plus petite. 

Avec sa seconde ligne, l’usine de Tanger qui emploie actuellement 5 400 salariés est taillée pour produire à sa cadence maximale 340 000 véhicules. Selon Paul Carvalho, elle devrait atteindre 200 000 unités cette année. L’arrêt d’un véhicule remettrait évidemment en cause ce plan de marche.

Parmi les hypothèses retenues pour charger l’usine marocaine, Renault aurait la latitude de donner une place accrue à la Sandero. Autre possibilité : l’arrivée de nouveaux véhicules Renault voire d’autres constructeurs, ce que laissait entrevoir Paul Carvalho à L’Usine Nouvelle. Pour mémoire, Renault fabrique ainsi, par exemple, les utilitaires Mercedes Citan dans son usine française de Maubeuge (Nord).

Par ailleurs, la marque au losange compte lancer en 2015 un pick-up Dacia et devra lui choisir un point de chute. Mais la concurrence sera rude entre ses différentes usines, Tanger notamment, pour accueillir ce projet s'il aboutit. 

Quant au sort des véhicules actuellement fabriqués dans la cité du Détroit, il faudra donc attendre le verdict de la direction du groupe.

Pierre-Olivier Rouaud

 

 

Une gamme Entry de Renault en petite forme

 

Production monde par modèle

1er semestre2014

1er semestre 2013

Evolution

Logan

107 960

115 599

-6,6%

Sandero

169 152

168 416

+0,4%

Autres Logan

22 333

419

ns

Duster

172 205

156 529

+10%

Lodgy

11 241

18 741

-40%

Dokker

29 305

32 549

-10%

       

Production totale monde Renault

1 287 957

1 277 828

+0,8%

Source : rapport semestriel 2014 Renault.

 

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