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L'Usine Auto

Renault révèle son nouveau plan stratégique

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le , mis à jour le 06/10/2017 À 08H01

Quelques semaines après l’annonce des ambitions de l’Alliance Renault-Nissan, le groupe français au Losange va présenter vendredi 6 octobre son nouveau plan stratégique pour la période 2017 à 2022.

Renault révèle son nouveau plan stratégique
Le groupe Renault va présenter son nouveau plan stratégique de moyen terme.
© Christian Hartmann / Reuters

Vendredi 6 octobre, le groupe Renault et ses cinq marques – Renault, bien sûr, mais aussi Dacia, Samsung Motors, Alpine et Lada – détaillera le contenu de son nouveau plan stratégique à moyen terme, qui doit courir de 2017 à 2022. Exit le précédent plan "Drive the change", lancé en 2011, dont les objectifs "ont été dépassés tant sur le plan de la croissance que sur le plan des profits, avec un an d'avance", comme l’avait souligné Carlos Ghosn en février dernier.

En 2016, le groupe a en effet réalisé un chiffre d’affaires d’un peu plus de 51,2 milliards d’euros, en croissance de 13% par rapport à l’année précédente, et surtout supérieur aux 50 milliards fixés dans le cadre du plan stratégique. Idem pour la marge opérationnelle, qui a atteint 6,4% alors que l’objectif avait été fixé à 5%. Sur le plan des ventes, le fabricant a au passage ravi d’une courte tête – avec moins de 40 000 véhicules vendus en plus – la première place en termes de volumes mondiaux à son rival PSA, en dépassant le seuil symbolique des 3 millions d’unités.

Une marge opérationnelle à 7%

C’est donc un groupe en pleine forme qui s’apprête à dévoiler le contenu de ses ambitions jusqu’à 2022. Son patron, Carlos Ghosn, a déjà indiqué vouloir atteindre les 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici l’expiration du plan stratégique, ainsi qu’une marge opérationnelle de 7% à la fin du plan, le tout avec un flux de trésorerie "opérationnel de l’automobile positif chaque année". De quoi permettre d’envisager plus sereinement tous les investissements nécessaires pour faire face aux évolutions relatives aux véhicules autonomes et connectés. Mais aussi, et sans doute surtout, à l’amélioration des moteurs thermiques et à l’électrification, face à des normes d’émissions de plus en plus contraignantes.

Moins exposé que son concurrent PSA grâce à sa gamme électrique, le groupe Renault doit toutefois gérer la transition rapide du diesel vers l’essence en Europe, et poursuivre l’amélioration des performances de ses voitures à batterie face à une concurrence de plus en plus massive sur le créneau. Lors de la présentation des nouveaux objectifs de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn a annoncé vouloir lancer 12 nouveaux modèles de voitures électriques, ajoutant que plus de "30% des ventes de l’Alliance seront électrifiées" d’ici 2022, via des véhicules à 100% électriques ou hybrides.

Le groupe franco-japonais compte notamment sur le marché chinois, en pleine conversion vers l’électrique. Pour ce faire, l’Alliance a créé une nouvelle coentreprise avec Dongfeng, son partenaire local – le même que PSA – pour développer et vendre un véhicule électrique à un coût compétitif.

Poursuivre l’offensive internationale

Autre sujet pour Renault: poursuivre son expansion à l’échelle internationale. Il s’agit d’un des axes du précédent plan stratégique "Drive the change". En 2016, le constructeur a réalisé plus de 56% de ses ventes sur le marché européen, dont il reste par conséquent encore largement dépendant. Dès 2011, le groupe a lancé trois priorités à son expansion internationale, avec le Brésil, la Russie et l’Inde.

Dans le premier pays, Renault a occupé, au cours de l’année 2016, 7,5% de part de marché, du jamais-vu au sein du groupe Renault. L’Inde a connu pour sa part des ventes en progression de 145% avec le succès de la Kwid, tandis qu’en Russie, le groupe prépare la renaissance de sa marque Lada, dans l’ambition d’en faire une pépite à bas coût pour le pays et la région, à l’image du succès de sa marque Dacia. C’est d’ailleurs l’ancien patron de la marque roumaine, Nicolas Maure, qui a désormais pris les rênes du constructeur russe Avtovaz, fabricant des célèbres voitures russes. 

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