Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Renault relance le débat sur les retraites

,

Publié le

Le constructeur Renault a mis le feu aux poudres en annonçant un plan de départs anticipés en retraite pour 3000 salariés. Une mesure qui, selon certains, remettrait en cause les fondements de la réforme des retraites promulguée début octobre.

Renault relance le débat sur les retraites © Renault

« Etonnante ». C’est ainsi que la présidente du Medef, Laurence Parisot, a qualifié l’annonce d’un plan de départs anticipés en retraite chez Renault, alors que la réforme relevant l’âge de la retraite a été promulguée début octobre. « C’est un signe contradictoire avec la politique gouvernementale, émis par une entreprise dont un des actionnaires est l’Etat », a-t-elle précisé. En proposant à 3000 salariés de partir en préretraite à 58 ans, le constructeur brouille le message du gouvernement qui voulait mettre un terme à ces départs anticipés.

Au cœur des propositions de Renault se trouve la question de la pénibilité, une des thématiques défendues par les syndicats dans le cadre de la réforme. Travail posté, taux d’incapacité partielle et permanente supérieure ou égale à 10% ou restriction d’aptitudes devront être examinés pour chaque candidat au départ.

« Réduction et ajustement des effectifs »

Si les syndicats ne contestent pas le droit au départ anticipé pour les salariés dits âgés, ils voient derrière le plan annoncé par Renault une manière de réduire ou d’ajuster les effectifs. « C’est un outil de dégraissage des effectifs, a affirmé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. La revendication de départ anticipé est légitime dès lors que l’espérance de vie de ceux qui sont dans les métiers pénibles est plus courte que celle des autres salariés. Mais cela ne peut pas être un outil contribuant à réduire l’emploi dans les unités de production de Renault ». Ce que conteste le secrétaire général de la CGT, c’est l’absence de plan d’embauches parallèlement aux départs anticipés. Pour la CFE CGC, le dispositif devrait aussi prendre en compte les cadres éligibles dans certains cas au plan de départs en retraite anticipés.

Quant à François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, il affirme qu’il faut aller plus loin et remettre en cause la réforme des retraites, qu’il faut revoir, selon lui. « Le problème de la pénibilité n'est pas réglé, assure-t-il. On a Renault qui se cache en quelque sorte derrière la pénibilité pour supprimer des emplois des seniors à partir de 58 ans - ceux qui ont été postés -, ce qui montre bien que la loi ne règle rien ». 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle