Economie

Renault propose d'harmoniser le temps de travail dans ses usines

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A l'issue de la cinquième réunion de négociation compétitivité chez Renault, la direction a proposé aux syndicats d'aligner le temps de travail effectif de tous les sites sur la durée légale de 35 heures hébdomadaires, ce qui entraînerait une augmentation de 6,5% en moyenne du temps de travail effectif.

Renault propose d'harmoniser le temps de travail dans ses usines © Renault France

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Renault a proposé mercredi à ses syndicats d'allonger de 6,5% en moyenne le temps de travail dans ses usines françaises afin de rendre celles-ci plus compétitives. Le constructeur automobile, qui négocie depuis l'automne dernier un accord de compétitivité en France, aimerait aligner le temps de travail effectif de tous ses sites de production hexagonaux sur 35 heures, la durée légale du travail en France.

"De grandes disparités de travail effectif"

"L’examen des horaires de travail pratiqués sur les différents sites, selon les diverses modalités d’organisation (normale, 2x8, 2x8+nuit…) montre qu’il y a de grandes disparités sur le temps de travail effectif, c’est-à-dire le temps passé "au poste de travail", indépendamment des pauses et du temps capitalisé pour la formation ou les RTT", indique Renault dans un communiqué publié à l'issue de cette cinquième réunion.

Le groupe a signé en 1999 et 2000 un accord sur les 35 heures, mais des accords locaux plus avantageux dans les différentes usines ont abouti à des temps de travail effectifs inférieurs. Les sites tertiaires en Ile-de-France travaillent quant à eux à peu près la durée légale, précise Renault.

Rendre les usines plus attractives

Cette harmonisation du temps de travail "contribuerait à rendre les usines françaises plus attractives dans le cadre d'affectations de volumes complémentaires à ceux de Renault", a indiqué le constructeur dans un communiqué. Une porte-parole a précisé que le groupe faisait référence à l'accueil dans les usines Renault de productions supplémentaires pour les partenaires de l'alliance, Nissan ou Daimler. Un tel partage en Europe est actuellement limité aux véhicules utilitaires, Renault produisant pour Daimler le Mercedes Citan dans son usine de Maubeuge (Nord) et pour Nissan le fourgon NV400 sur son site de Batilly (Moselle).

65 millions d'euros économisés par an

Le groupe voit également dans cette réforme du temps de travail une source d'économie estimée autour de 65 millions d'euros par an et un moyen de faciliter le nouveau dispositif de mobilité géographique entre ses sites qu'il espère mettre en place pour s'ajuster aux aléas de la demande.

La question d'une éventuelle contrepartie salariale à un tel allongement du temps de travail sera abordée au cours d'une séance de négociations ultérieure, a précisé la porte-parole. Le prochain rendez-vous est fixé au 15 janvier. La direction espère parvenir d'ici la fin du mois à un accord nécessaire, selon elle, à la pérennisation des usines françaises du groupe.

Avec Reuters

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