L'Usine Nouvelle

L'Usine Auto

Renault parvient à placer Thierry Bolloré dans la nouvelle gouvernance de Nissan

, , , ,

Publié le , mis à jour le 21/06/2019 À 07H10

Renault et Nissan ont enfin trouvé un accord le 20 juin sur la nouvelle gouvernance du constructeur automobile japonais. Le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, finira par intégrer l'un des puissants comités du conseil d'administration de Nissan.

Renault parvient à placer Thierry Bolloré dans la nouvelle gouvernance de Nissan
Nissan prévoyait à l'origine que seul Jean-Dominique Senard, président de Renault, puisse intégrer un des comités, et pas le directeur général Thierry Bolloré.
© Renault

Renault votera en faveur de la nouvelle gouvernance de Nissan à l'assemblée générale du groupe japonais mardi 25 juin. Les deux partenaires ont finalement trouvé un accord jeudi 20 juin sur la représentation de Renault dans les puissants comités du conseil d'administration du constructeur nippon.

Thierry Bolloré intègre le comité d'audit

Le constructeur automobile français, premier actionnaire de Nissan avec une participation de 43,4%, avait menacé le 10 juin de ne pas voter la réforme de la gouvernance de son partenaire si celui-ci n'acceptait pas que Renault siège à plus d'un comité.

Nissan prévoyait à l'origine que seul Jean-Dominique Senard, président de Renault, puisse intégrer un des comités, et pas le directeur général Thierry Bolloré. Renault menaçait donc de s'abstenir à l'AG du 25 juin, ce qui aurait bloqué de fait l'adoption de la réforme, pour laquelle une majorité des deux tiers est nécessaire.

Le compromis trouvé entre Renault et Nissan prévoit que Jean-Dominique Senard siège au comité des nominations tandis que Thierry Bolloré, directeur général de Renault, intégrera le comité d'audit.

Renault se dit satisfait

"Le groupe Renault accueille avec satisfaction la décision de Nissan d'accorder aux deux représentants de Renault un siège dans les comités du conseil de Nissan, qui seront présentés à l'assemblée générale des actionnaires le 25 juin prochain", déclare Renault dans un communiqué publié jeudi 20 juin.

Un porte-parole du groupe au losange a précisé que Renault voterait donc la réforme de la gouvernance que Nissan a engagée pour tourner la page de l'affaire Carlos Ghosn.

"L'accord ainsi trouvé sur la présence de Renault dans la nouvelle gouvernance de Nissan confirme l'esprit de dialogue et de respect mutuel qui existe au sein de l'alliance", a ajouté Renault.

Tourner la page de l'affaire Carlos Ghosn

La création des nouveaux comités de Nissan a été décidée après l'arrestation en novembre 2018 au Japon de l'ancien patron du constructeur japonais et de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, accusé de malversations financières qu'il conteste.

Renault craignait que la nouvelle structure de gouvernance, qui comprend notamment des comités statutaires composés d'administrateurs pour la plupart indépendants, dilue son influence sur le groupe japonais.

Les liens entre Nissan et Renault, fragilisés par l'affaire Ghosn, ont été une nouvelle fois mis à l'épreuve par le projet, avorté début juin, de rapprochement entre le groupe au losange, dont l'Etat français détient 15%, et le constructeur italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA).

Avec Reuters (Avec Maki Shiraki et Naomi Tajitsu à Tokyo, édité par Bertrand Boucey)

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte