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L'Usine Maroc

Renault Maroc : "Nous avons un bond à faire de 60% supplémentaire de sourcing local au Maroc", selon Marc Nassif, directeur général

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Entretien Le nouveau directeur général de Renault Maroc, Marc Nassif expose pour L'Usine Nouvelle les projets du constructeur après la signature d'un contrat avec l'Etat marocain pour la création d'un écosystème avec ses fournisseurs dans le royaume et une cible de 65% de sourcing local contre environ 40% aujourd'hui. Soit 50 000 emplois. Un projet qui doit nécessite 900 millions d'euros d'investissement d'ici à 2023. Il fait le point sur la chaîne d'approvisionnement, les projets d'embauches à Tanger, la Kwid ou encore le maintien de l'usine Somaca de Casablanca.

Renault Maroc : Nous avons un bond à faire de 60% supplémentaire de sourcing local au Maroc, selon Marc Nassif, directeur général © dr

Le 8 avril, Marc Nassif, directeur général de Renault Maroc et Bernard Cambier, directeur de la zone EMAE ont signé avec l'Etat marocain, et devant le roi, la création d'un "écosystème Renault" au Maroc. Le groupe doit y développer fortement sa présence en terme de sourcing local notamment, quatre ans après l'implantation de son usine géante à Tanger pour 1,1 milliard d'euros. A savoir, atteindre 65% de taux d'intégration. Un projet qui nécessitera 900 millions d'investissement pour Renault et ses fournisseurs et doit créer 50 000 emplois.

L'Usine Nouvelle a rencontré Marc Nassif à l'occasion du salon de la sous-traitance automobile qui s'est déroulé à Tanger du 20 au 22 avril. Cet ancien patron de Renault Inde arrivé au Maroc depuis deux mois, dévoile tout ou presque des projets du constructeur, de la montée en puissance de sa chaîne d'approvisionnement au maintien du site Somaca de Casablanca en passant par l'accroissement attendue de la production à Tanger. En 2015, Renault a produit 288 053 voitures (soit +26%) au Maroc dont 229 025 véhicules à Tanger et le reste à la Somaca.

L'Usine Nouvelle : A Tanger, qu’est-ce qui change avec l’accord du 8 avril et cet "Ecosystème Renault"? 

Marc Nassif. Sur le site de Tanger, nous n'avions pas d'engagement de taux d'intégration locale. Le deal conclu par Carlos Ghosn était fait comme ça. Déjà,  il fallait alors de l'audace pour Renault de créer en 2012 un site dans le nord du Maroc, pour faire confiance à l'Etat marocain qui devait mettre en place les infrastructures de TangerMed, développer ses parcs industriels et aussi le dispositif de formation et d'accompagnement. Mais nous avions cette vision commune. Nous y sommes allés, le groupe a bien fait.

Et maintenant donc? 

Nous reprenons  un bail, en disant:  allons au-delà. L'engagement est mutuel. Il est simple. Il tient en deux chiffres : en 2023, 65% d'intégration locale à Renault Tanger et à minima, 1,5 milliard d'euros sourcés au Maroc, pour les sites du Maroc ou hors du Maroc. L'accord prévoit 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d’euros) mais la cible pour nous est à deux milliards d'euros.

Qu'entendez exactement par taux d'intégration, car selon nos informations la motorisation est déduite du calcul?

Renault a, il est vrai,  décidé d’exclure la motorisation de sa réflexion au Maroc et pour une raison simple, nous avons une base industrielle forte en Espagne en ce domaine. Nous n’allons donc pas intégrer le "powertrain" ici. Nous avons une grosse usine de boites de vitesse à Séville. Quel sens cela aurait-il de réinvestir de façon cosmétique au Maroc. Quant aux moteurs, il y a Valladolid, une énorme base industrielle sans parler de Cléon. 

Renault n'a pas besoin de ça pour être performant. Nous préférons mettre notre énergie et notre argent sur ce qui peut être développé en profondeur dans des technologies qui n'existent pas ici.

Exemple ?

Nous voulons sourcer ici des disques de frein. Non seulement pour le Maroc mais pour nos usines espagnoles, roumaines ou autres.

Donc ce taux d'intégration 65%, contre aujourd'hui 35% à 40% vous parait réaliste sans intégrer la motorisation ?

Hors cette partie , je le confirme. Nous avons un bond à faire de 25 points. Ce qui est énorme, c'est 60% supplémentaires d’approvisionnement local.  La question, c’est comment…  Il y a déjà des équipes Renault déployées sur le terrain, cherchant des fournisseurs en Europe et essayant de leur faire découvrir le Maroc.

Allez-vous amplifier ce mouvement ? 

Oui, dès le 8 avril au matin nous avons tenu une grande convention fournisseurs à Tanger. Nous avions réuni 600 personnes, des candidats venus voir si "l'eau de la piscine était bonne au Maroc". Mais ce n'est pas Renault qui a donné la réponse. Ces prospects ont vu des entreprises comme Snop ou Yazaki parler de leur expérience.

"Il faudrait parvenir à fabriquer au Maroc des roues ou des pneus"

Que disent-ils ?

Que faire du business au Maroc c'est possible et profitable, et moi, je l'ai réaffirmé sur le salon de la sous-traitance de Tanger. Ces réunions visent à recruter en nombre les fournisseurs que nous n'avons pas  mais aussi des technos absentes du Maroc. Il faudrait parvenir à fabriquer des roues ou des pneus par exemple. Depuis mon arrivée voilà deux mois, je suis impressionné par les infrastructures ici et puis les gens font ce qu'ils disent. Pour la filière Renault, c'est un pari technologique ambitieux, oui.

Un de enjeux pour les fournisseurs de rang 2 notamment, c’est que les constructeurs comme Renault ne pratiquent pas les engagements de contrats,…

Vous savez, il y a un contrat qui s'appelle la confiance. Il y a les volumes. Il y a ce que personne ne croyait qu'on allait faire, à savoir monter en puissance en 4 ans sur le site de Tanger. Et nous allons battre encore des records.

C'est-à-dire concrètement pour l'usine de Tanger ?

A Tanger, nous devrions mettre 10% de production  supplémentaire cette année.

Et l'usine Somaca de Casablanca, est-elle pérennisée ? Vos accords avec le Maroc ne couraient-ils pas sur ce site jusqu'en 2017?

Notre beau "vieux coucou" de Casablanca va aussi encore battre un record cette année à plus de 70 000 véhicules. Il y a les déclarations d'amour et il y a les chiffres comme  dit M. le ministre de l'Industrie Elalamy. Là, on ramène des chiffres concernant  Somaca. Nous avons pris l’engagement de continuer à l'alimenter, ce dans notre propre intérêt. Selon notre accord, nous devons aussi y conserver à minima un taux d'intégration de 40%. 

Donc vous avez l’engagement de poursuivre l'activité de la Somaca ?

Je vous le dit dans l'autre sens. Je pense que si on allait voir le ministre de l’Industrie en lui disant : on souhaite céder le site Somaca, il nous sauterait au cou car il doit avoir une file d'attente de candidats à sa reprise. Renault ne lâche pas ce site Somaca et le garde. C'est une pépite. Il y a eu à un moment beaucoup de questions : est-ce sensé de cumuler l'usine Somaca à 70 000 unités avec Tanger et ses 340 000 ? Ne faudrait-il pas pousser Tanger plus loin et tout y concentrer... 

"10% de la production mondiale de Renault est produite au Maroc"

La réponse, donc ?

En fait, ces sites sont  complémentaires. La Somaca nous permet de produire pour le marché local mais aussi, avec l’accord de libre échange dit "d'Agadir", de couvrir toute la zone arabe à des conditions privilégiées. A la Somaca, nous allons introduire des nouveautés et nous devrions battre un record de production cette année. Avec tout ce qui est en train de se mettre en place, on peut considérer que le Maroc va  devenir une base compétitive. Comprenez : désormais 10% de la production mondiale de Renault est réalisée au Maroc.

Au Maroc, le sidérurgiste en grande difficulté Maghreb Steel affirme être sur le point de fournir de l'acier à Renault. Est-ce vrai ?
La seule bonne réponse que je puisse faire est que nous avons des processus de validation incroyables. Dès qu'il y aura un top technique, à savoir que Maghreb Steel est capable de fournir en quantité et en qualité, cela se fera. Le sujet est vraiment la qualité.  Et ce n'est pas le cas pour l'instant… On n'est pas encore au bout. Cela dit, ce serait le cas de n'importe quel aciériste. Qualifier un aciériste pour l'automobile c'est compliqué.

 

En quoi la discussion a été "difficile" comme le dit le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy concernant l'accord dit "Ecosystème Renault" ?

Sur un peu tout. Sur ce que l'Etat consentait à mettre comme aides pour aider les fournisseurs, sur le foncier. Fouad Brini, le patron de l’agence TangerMed était là le 8 avril, c'est important, parce qu'au sens noble du terme c'est l'hôtelier. C'est lui qui nous accueille, qui met à disposition les terrains, l'infrastructure qui va avec, dont le port TangerMed qui est majeur. A ce niveau, nos interlocuteurs  se sont engagés sur le foncier à des conditions compétitives.

C'est notre intérêt commun de ne pas se duper pour ne pas se retrouver dans deux ans en se disant, finalement personne n'est venu ! Nous avons la pression mais le ministre par rapport à sa grande autorité de tutelle à Rabat, il l'a aussi. Renault n'avait aucun intérêt à faire un deal non réaliste. La discussion consistait à faire le tour des paramètres et mettre de la valeur au bon endroit.

Nous mettons d'ailleurs en place une commission de suivi, nous avons démarré dès la semaine dernière, on identifie les opérateurs et on cherche à savoir comment les accompagner au Maroc. Renault et les pouvoirs publics forment une équipe avec deux bras armés travaillant ensemble.   

A quoi correspond ce chiffre de 900 millions d'euros d’investissements d'ici à 2023 dans le cadre de l'écosystème que beaucoup ont mis sur le compte de Renault ?

Le ministre de l'Industrie n'a jamais affirmé cela en tout cas. Il a, fort justement, dit que cela générera de l'ordre de 50 000 emplois ce qui est une estimation conjointe et réaliste. Pour ce projet, il faut mobiliser environ 900 millions d'euros d'investissements.  D'où vient ce chiffre?  Nous avons pris le taux d'intégration qui doit passer de 40% à 65%. Pour y arriver il faut ramener au Maroc la fabrication de roues, de l'outillage… et puis avec notre mètre en bois nous avons chiffré : pour les capacités dans telle technologie  quel est le ticket d'entrée ? combien coûte une ligne ? Une fois agrégé ces paramètres nous avons aboutit à ces 900 millions d'euros. Il y a une partie que Renault va mettre…

Justement, elle est de combien ?

Je vous le dirai bien, mais je n'ai pas envie que mes concurrents le sachent! Le gros du travail de toute façon sera fait par nos fournisseurs. Ce sont eux surtout qui vont investir. C'est très clair. Ce n'est pas Renault… Ce ne serait pas réaliste. Par contre, c'est notre crédibilité, notre business plan, les volumes qu'on montre à nos partenaires, qui vont faire qu'ils vont y croire. Ces 900 millions d'euros c'est en gros ce qu'il faut mettre pour développer l'écosystème, atteindre les 65%, atteindre aussi ce dont de son côté le groupe PSA a besoin. PSA va d’ailleurs aussi mettre une partie. Le seul qui a la vision conjointe des deux constructeurs d'ailleurs c'est l'Etat marocain.  

L'usine de Tanger depuis 2012 bat ses record tous les ans, qu'en est-il pour 2016 ? 

Nous avons réalisé 240 000 véhicules l'an dernier, je vous l’ai dit nous devrions au bas mot faire 10% de plus cette année soit environ 270 000 unités.  Je note aussi une belle surprise sur l'évolution de marché marocain qui est sur un trend de 150 000 unités par an et non plus 130 000 comme en 2015. C'est une bonne nouvelle même si on ne sait si cela va durer. Quand on détient comme Renault 38% du marché, cela a un impact. Et puis, il y a aussi l'environnement international plus porteur. L'Europe tire aussi, même si on la dessert peu à partir du Maroc sauf avec Lodgy.

Sur ce site de Tanger, la troisième équipe introduite à l’été 2015 est-elle maintenue ?

Oui, et nous allons même embaucher un peu plus. Nous sommes en train de regarder notre boule de cristal pour confirmer les volumes et peut-être allons-nous intégrer une  équipe de nuit. Mais nous sommes déjà en 3x8. Après il y a des seuils pour pousser un petit peu plus les murs. Mais nous avons encore de la capacité. Ce site peut produire 340 000 unités, nous n'en sommes pas encore là.

Lors du salon de la sous-traitance, vous avez évoqué un différentiel de coût de 15% du Maroc avec les meilleurs sites du groupe. C’est un vrai handicap ?

Cela ne concerne pas le site Tanger. Je parlais du système industriel. Globalement quand on regarde le Maroc, il est encore décroché de 15 à 20%  par rapport aux benchmarks internationaux. Notre site de Tanger a encore à mûrir, il y a encore  des progrès à faire mais le principal sujet est d'intégrer d’avantage localement et d'une manière plus compétitive. C'est pour ça qu'on ne fera jamais le pari d'intégrer des fonctions ou des fournisseurs  simplement parce que ça coûte un peu moins cher que d'importer.

Nous le ferons à partir du moment où cela sera conforme aux canons de la profession. Sinon on intégrera uniquement pour nos volumes au  Maroc …  mais en définitive, si on n'est pas compétitif par rapport à l'Inde, la Roumanie, la Turquie ou l'Espagne, on ne pourra plus exporter nos véhicules. 

La fabrication de la Kwid au Maroc, j'en rêve.

Marc Nassif, directeur général Renault Maroc

 

Vous évoquiez l'introduction de nouveaux modèles. La question de la fabrication de la Kwid s'est posée. Cela dépend aujourd’hui du résultat commercial de ce véhicule ?

La Kwid, j'en rêve. L'équation est simple, produire ici la Kwid uniquement pour le Maroc n'a pas de sens. Nous n'avons pas quoi payer une industrialisation avec les volumes du Maroc s'il n y a pas de ventes en Europe.   

Le site sera-t-il mis en concurrence avec la Roumanie ou la Turquie ?

Il faut voir quel site est plein ou non. Jusqu'à présent la Roumanie est plutôt pleine et la Turquie l'est aussi. Je ne vous dit pas que c'est décidé, que la Kwid viendra au Maroc. Mais, il est clair qu'on lèvera le doigt au sein du groupe en disant qu'on est bien positionnés, compétitifs. Nous avons un écosystème qui nous permet de l'accueillir.  Mais, vous savez, le vrai enjeu de la Kwid c'est de la passer en Euro6+ en Europe. Et cet objet-là n'existe pas aujourd'hui puisqu'en Inde nous sommes sur de l'Euro4. Même l'Euro5 en Inde, je ne la vois pas. 

Est-ce que l'équation ne serait pas de destiner sur cette norme actuelle la Kwid aux marchés émergents et l'Afrique notamment ?

Le projet n'est pas assez mûr pour donner une réponse précise. Quand on voit l'expansion du groupe, la vraie question c'est celle des choix d'allocations. Renault a battu un record de ventes l'an dernier. Nous espérons que 2016, inch Allah comme on dit ici, soit tout aussi prometteur. La Captur marche très bien. Kadjar, est bien lancé, Espace, Talisman… 2016 devrait être une année faste pour le groupe. Pour y arriver, il faut des forces et fixer des priorités, à niveau de ressources contraintes. Donc la Kwid en Euro6, ce n'est pas aujourd'hui la priorité. La question se pose malgré tout de l'arrivée un jour ou l’autre d'un nouveau véhicule ou d'une nouvelle plate forme sur Tanger.

Est-ce dans les plans ?

Ce que nous avons déjà promet de belles années à venir. Il y a encore des vies successives à la Sandero, la Logan et à Lodgy. Nous ne sommes pas au bout. Ce n'est pas mon principal sujet d'anxiété. Renault Maroc va lancer une nouvelle Mégane fabriquée en Europe et Talisman d'ici à la fin de l'année fabriquée à Douai, ce sont des challenges d’un autre ordre, commerciaux.

Mais y aura-t-il du nouveau en terme de modèles chez Somaca ?

Ecoutez… Somaca est pleine. On y fabrique la Logan, la Logan sous badge Renault pour les pays du Golfe notamment, un complément de Sandero... La bonne nouvelle est d'avoir pérennisé avec cet accord du 8 avril avec l’Etat marocain la vie de la Somaca. Du coup, on peut s'engager pour l'amener encore à un autre niveau de performance. Nos engagements désormais courent jusqu'à 2023.

En résumé donc, il n'y a pas de nouveaux véhcules en vue dans les sites marocains...

Nous avons une vision simple. J’arrive dans un pays avec une équipe en ordre de marche, 9 600 personnes employées, 38% de part de marché, plus de 400 000 véhicules en capacité, sans saturation, il reste même  un peu de place et un pays qui joue un rôle important en termes de base d'exportation.  En terme de priorités, Renault se challenge avec l'Etat marocain pour aider des fournisseurs à venir ici et mettre en place un véritable système avec une marge d'escalier encore à franchir.    

Avez-vous des projets de développement de matière grise au Maroc ?

Non, nous avons déjà des gros centres d'ingénierie dans le monde dont le Technocentre, nous avons aussi un beau centre en Espagne où se fait beaucoup de mécanique. Nous avons aussi la Turquie et l'Inde où nous avons 5 000 personnes. Mon premier objectif est de faire monter en puissance les équipes d'ingénierie de terrain pour délivrer l'écosystème. 

Altran travaille-t-il pour Renault au Maroc comme il fait avec PSA, ce qui serait une manière d’accroître le sourcing ?

Vous savez, en la matière ce sont des contrats globaux groupe. Renault ne fait pas de développement au Maroc mais le groupe peut décider de confier des missions soit à Altran soit à un tout autre prestataire implanté au Maroc. Ce n'est pas le cas. 

L'arrivée d'une usine PSA au Maroc est-elle une mauvaise nouvelle pour Renault ?

Oui et non. Industriellement c'est génial parce que ça va remplir les usines des équipementiers. Ça va leur permettre de continuer à investir et d'avoir une meilleure absorption des frais fixes. Mais commercialement pour Renault, il va falloir défendre notre place. Il y a donc deux facettes.  

Au Maroc, le sidérurgiste en grandes difficultés Maghreb Steel affirme être sur le point de fournir de l'acier à Renault. Est-ce vrai?
La seule bonne réponse que je puisse faire est que nous avons des processus de validation incroyables. Dès qu'il y aura un top technique, à savoir que Maghreb Steel est capable de fournir en quantité et en qualité, cela se fera. Le sujet est vraiment la qualité.  Et ce n'est pas le cas pour l'instant… On n'est pas encore au bout. Cela dit, ce serait le cas de n'importe quel aciériste. Qualifier un aciériste pour l'automobile c'est compliqué.

Enfin, le Maroc est le pays où Renault à la plus forte part de marché, c’est un enjeu fort pour vous?
Oui, c’est juste, avec aussi la Roumanie. Donc vous pouvez imaginer que mon mandat est plutôt simple. C'est la raison pour laquelle j'ai pu faire mes valises assez vite car celui-ci tient en deux commandements : 1 - "ta part de marché tu protègeras" et 2- "ta performance industrielle tu amélioreras". L'exécution, elle sera plus difficile.
Propos recueillis à Tanger par Pierre-Olivier Rouaud

De l'Inde au Maroc
Vous qui venez d'Inde comment vous trouvez le Maroc ?
D'une grande richesse culturelle, le Maroc est un pays évidemment d'une taille et d'une complexité moindre que l'Inde. Au Maroc, il y a un visionnaire (le roi NDR)  qui aligne l'ensemble de la machine gouvernementale et quand on rentre en mode exécution, il n'y a pas grand monde qui a envie d'en sortir. Même si on trouve des richesses humaines fortes au Maroc, l'Inde a un grand avantage,  il y existe une abondance de métiers et beaucoup de technologie qui n'existent pas au Maroc. Avec une quantité énorme de main d'œuvre. Mais le Maroc reste un pays qui avance à grande vitesse .

 

Présentation à Rabat le 8 avril par Marc Nassif, Maulay Hafid Elalamy, ministre marocain de l'Industrie et Bernard Cambier, directeur Renault EMEA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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