Renault insiste sur la flexibilité

Lors de la 3ème réunion de négociations sur la compétitivité, le constructeur est revenu sur le détachement temporaire de personnel entre usines.

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Renault insiste sur la flexibilité

La flexibilité est souvent interprétée comme une adaptation du temps de travail à l’activité. Chez Renault, il s’agit aussi d’adapter le nombre de salariés à l’activité de chaque site. Lors de la troisième réunion de négociations sur la compétitivité, la direction est revenue devant les syndicats sur son projet de détachement temporaire entre usines.

Si un site tourne à plein, quand un autre est en sous-charge, des salariés seront détachés de l’un à l’autre. "Cette pratique existe déjà chez Renault. Chaque mois en France, 1200 salariés sont détachés sur d’autres sites" explique un porte-parole du constructeur. La nouveauté, c’est que le détachement aurait lieu entre les sites d’un même pôle industriel, par exemple au sein du pôle nord-est, entre les sites de Douai (Nord), Maubeuge (Nord) et Batilly (Meurthe-et-Moselle), soit dans un rayon de quelques centaines de kilomètres, et non plus dans tout le pays. "Le volontariat resterait le premier mode d’identification de candidats pour des détachements", précise la direction.

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Pour les représentants syndicaux, si le détachement temporaire est remis sur la table, c’est que le dispositif actuel coute peut-être trop cher à la direction. "Jusqu’à présent, les salariés y trouvaient une satisfaction, notamment financière, via des primes, explique Dominique Chauvin, délégué central CFE-CGC. Avec le nouveau système, les détachements pourraient être plus souvent imposés par la direction que choisis par le salarié. Et à quelles conditions ?". Les syndicats craignent que le détachement temporaire sur une zone géograhique définie n’augmente également les déplacements de salariés pour des périodes plus courtes.

"Une centaine de personnes de Douai travaillent déjà à Maubeuge, alors que dans le bassin d’emploi de la Sambre, il y a 22% de chômeurs ! Et puis Batilly, c’est à 300km de Maubeuge", s’indigne Samuel Beauvais, délégué syndical Sud à Maubeuge. La prochaine réunion de négociation sur la compétitivité aura lieu le mardi 11 décembre.

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